«L’épopée musicale de…»: la mi-temps du Super Bowl, de 1967 à 2025 – Bible urbaine

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«L’épopée musicale de…»: la mi-temps du Super Bowl, de 1967 à 2025

«L’épopée musicale de…»: la mi-temps du Super Bowl, de 1967 à 2025

Le spectacle télévisuel le plus regardé, de l’imparfait au plus-que-parfait (ou presque)

Publié le 6 février 2026 par Jean-Benoit Perras Nolet

Crédit photo : De gauche à droite: Lady Gaga, Prince et Katy Perry @ Tous droits réservés

Ce dimanche 8 février se tiendra le 60e Super Bowl. Bien plus qu’un simple match de football, la grande finale de la saison de la NFL est devenue l’un des événements télévisuels les plus regardés de l’année. Pour les mélomanes, le plus important n'est pas de savoir qui des Patriots de la Nouvelle-Angleterre ou des Seahawks de Seattle sortira vainqueur, mais plutôt quelles chansons le chanteur portoricain Bad Bunny interprétera. À travers les années, et plus particulièrement depuis la décennie des années 1990, le spectacle de la mi-temps est devenu un incontournable de cette soirée sportive. Replongeons-nous dans le passé pour voir dans quel ordre se classent ces performances souvent grandioses, mais pas toujours réussies.

36. Les 24 premiers Super Bowl (1967-1990)

Ça aura pris du temps à la NFL pour réaliser qu’il y avait un potentiel télévisuel et pécuniaire à aller chercher avec le spectacle de la mi-temps du Super Bowl.

C’est pour cette raison que vous pouvez vous passer de regarder les éditions qui ont précédé l’année 1991.

À l’époque, on y retrouvait, entre autres, des revues musicales, des fanfares de collèges américains et même un imitateur d’Elvis Presley! C’était plus un moment permettant aux spectateurs d’aller aux toilettes ou de s’acheter une bière et quelques ailes de poulet!

35. The Black Eyed Peas (2011)

Lorsque les Black Eyed Peas ont foulé la scène, cela faisait une dizaine d’années que le spectacle de la mi-temps du Super Bowl était établi comme l’un des plus gros moments télévisuels de tous les temps.

Il n’y avait donc pas d’excuses valables pour qu’on assiste à un tel désastre.

La mise en scène était approximative, le son, brouillon, et le choix des chansons laissait à désirer. Même la présence du légendaire Slash n’a pas réussi à sauver les meubles!

34. Gloria Estefan (1992)

On se retrouve ici au sommet du kitsch: des patineurs artistiques, de faux flocons, des chansons de Noël, et du rap chanté par des enfants. La pauvre Gloria Estefan ne pouvait pas faire grand-chose pour sauver ce fiasco.

La déconnexion avec l’audience télévisuelle était si forte que FOX a subtilisé des millions de téléspectateurs grâce à un épisode live dIn Living Color en contre-programmation.

C’est le moment qui a obligé la NFL à programmer des têtes d’affiche irrésistibles.

33. Patti LaBelle, Tony Bennett, Arturo Sandoval et Miami Sound Machine (1995)

Toute cette mise en scène n’était en fait qu’une promotion géante pour mettre en lumière une attraction à venir à Disneyland.

Les chanteurs présents étaient tous bourrés de talent, mais ils n’étaient rien d’autre que des pions sur l’échiquier de cet espace publicitaire outrancier.

Certes, Disney a été associé au spectacle de la mi-temps à plusieurs reprises, mais ceci en est l’exemple le plus grotesque, à mon humble avis.

32. Phil Collins, Christina Aguilera, Enrique Iglesias et Toni Braxton (2000)

Dans cette autre production signée Disney, on retrouve encore une fois plusieurs artistes de grand talent.

Or, désastre: ils ne chantent aucun de leurs nombreux hits, mais plutôt une suite de ballades soporifiques issues de l’univers de… Disney. Eh oui.

La réalisation lisse et l’absence de tension dramatique en ont fait un «show de gala» trop propret et carrément ennuyeux.

31. Maroon 5 (2019)

Personne, en 2019, ne voulait toucher à la mi-temps du Super Bowl, même avec un bâton de dix pieds, à la suite du scandale racial entourant le quart-arrière Colin Kaepernick.

En dernier recours, la NFL s’est tournée vers Maroon 5.

Malgré quelques invités de marque, notamment Big Boi et Travis Scott, le gâteau n’a jamais levé, et la prestation est tombée à plat. Et lorsqu’Adam Levine a enlevé son chandail sur «Moves Like Jagger», le moment a davantage frôlé le désespoir que la sensualité.

30. New Kids on the Block (1991)

On a ici assisté à la première vraie tentative de programmer une tête d’affiche moderne, mais la surprise a encore été gâchée par le ton de Disney.

Les New Kids on the Block ne sont apparus qu’un bref instant dans cette mise en scène qui ressemble davantage à une parade de parc à thème où ils ont rapidement été noyés par l’orchestre et une chorale d’enfants.

Leur confier la mi-temps au grand complet pour qu’ils puissent offrir un medley de leurs plus grands hits aurait sans doute été une idée plus judicieuse.

29. The Blues Brothers, ZZ Top et James Brown (1997)

Le film classique The Blues Brothers était sorti depuis presque vingt ans, en 1997, et John Belushi, la star principale, était décédé depuis 1982. Cependant, un deuxième volet devait sortir en 1998, et c’est pourquoi la NFL a cru bon d’en faire le thème de son spectacle de la mi-temps.

Dan Aykroyd et John Goodman sont évidemment de grands acteurs, mais ils ne sont pas les premiers à qui l’on pense quand vient le temps d’animer un stade.

Heureusement, le professionnalisme et le charisme de James Brown et de ZZ Top ont empêché l’événement de tourner à la catastrophe, mais ça demeure tout de même un spectacle à oublier.

28. The Who (2010)

Après une décennie durant laquelle les spectacles de la mi-temps étaient majoritairement l’affaire d’artistes rock, force est de constater que, depuis la performance de The Who en 2010, il n’y en a pas eu d’autres.

Ce n’est probablement pas uniquement de leur faute, mais il est difficile de ne pas y voir une certaine corrélation. En effet, le groupe y est allé d’un medley peu inspiré de leurs plus gros tubes et, franchement, on n’avait pas l’impression qu’ils saisissaient l’importance du moment.

«Beige» serait le meilleur mot pour décrire ce concert. Ce n’était pas nécessairement catastrophique, mais pour le plus gros événement de l’année, on s’attendait à mieux.

27. Clint Black, Tanya Tucker, Travis Tritt et The Judds (1994)

On a ici eu droit à un bel hommage country avec certaines des plus grandes stars du genre de l’époque.

J’ai toutefois cherché, tout au long de la performance, le fil conducteur, mais il n’y avait rien à faire: les styles de chacun ne se mariaient pas bien du tout.

La finale sous la forme d’une chorale, «Love Can Build a Bridge», était certes touchante, mais à part cela, la lisibilité scénique souffrait d’un plateau saturé et sans direction claire.

26. Boyz II Men, Smokey Robinson, Martha Reeves, Queen Latifah et The Temptations (1998)

Pour cette mi-temps, c’est une brochette d’artistes assez prestigieuse qui a présenté cet hommage à Motown. Mais le format medley et la mise en scène ont malheureusement dilué l’émotion.

C’est tout un pan d’histoire compressé que l’on aurait voulu plus incarné et moins sous la forme d’un enchaînement sans âme.

On en sort avec des bribes de souvenirs plutôt qu’un vrai souvenir fort.

25. Gloria Estefan, Stevie Wonder et Big Bad Voodoo Daddy (1999)

Comme on pouvait s’y attendre, la virtuosité de Stevie Wonder a élevé la prestation, mais la juxtaposition de son univers musical avec la pop latine de Gloria Estefan et le swing de Big Bad Voodoo Daddy s’est au final avérée peu compatible.

On a plutôt frôlé la revue de variétés lors de cette performance qui passait d’un style à l’autre sans vue d’ensemble.

Ce n’était pas désastreux comme moment télévisuel, mais c’était loin d’être mémorable.

24. Janet Jackson, Justin Timberlake, Kid Rock, Jessica Simpson, Nelly et P. Diddy (2004)

Franchement, c’était dans l’ensemble un bon spectacle, quoiqu’un peu inégal, vu le trop grand nombre d’artistes présents sur scène.

Le hic, c’est que tout ce que l’on a retenu de cette prestation, c’est le fameux scandale du Nipplegate entre Justin Timberlake et Janet Jackson. La musique offerte à cette occasion n’a malheureusement pas pu rivaliser avec l’emballement médiatique qui a suivi.

Jackson, et c’est dommage, avait pourtant la notoriété et la prestance nécessaires pour participer en solo à cette mi-temps.

23. The Weeknd (2021)

Il faut faire preuve d’indulgence envers The Weeknd, qui a été contraint de présenter son extravaganza dans un stade à moitié vide, alors que la pandémie continuait de sévir partout dans le monde.

Il en a résulté une performance froide et déconnectée, et sans grande énergie.

Son medley, comprenant «Can’t Feel My Face», «Save Your Tears» et «Blinding Lights», interprété au milieu d’une troupe de danseurs aux visages bandés, a ébloui par moments, mais l’a surtout fait passer pour une version Temu de Michael Jackson.

 

22. Shania Twain et No Doubt (2003)

En 2003, on a eu droit à un spectacle présenté en deux temps. En tout cas, je me suis bien demandé pourquoi les organisateurs avaient souhaité réunir ces deux artistes, alors que Shania Twain et No Doubt n’ont aucun lien apparent entre eux.

La chanteuse canadienne Shania Twain s’est donc exécutée en premier. Sa prestation était correcte, mais sans plus. No Doubt, pour sa part, y est allé d’une performance beaucoup plus convaincante par la suite, avec une Gwen Stefani énergique qui crevait l’écran.

Cependant, puisqu’ils n’ont bénéficient que de la moitié du (déjà) court spectacle de la mi-temps, on a seulement pu savourer leur hit «Just à Girl» et une très bonne reprise de «Message in a Bottle», avec Sting lui-même. On en aurait pris plus!

21. Diana Ross (1996)

La grande Diana Ross, déjà légendaire en 1996, a offert l’un des meilleurs spectacles de la mi-temps lors de la décennie des années 1990.

La diva avait bien compris le mandat et elle tait tout simplement en pur état de grâce. Elle a présenté un melting-pot structuré, des tubes chantés de façon impeccable, avec énergie, et son entrée sur scène, et encore plus sa sortie, étaient des plus spectaculaires.

La scénographie n’était peut-être pas aussi poussée que ce que l’on a pu voir depuis les années 2010, mais ça reste un tour de force disco-soul qui a marqué les esprits!

20. Usher (2024)

Il n’y a pas vraiment de critiques nécessaires à adresser sur le plan de l’exécution ici. La chorégraphie d’Usher était formidable, le flow R&B, magnifiquement exécuté, et le choix des pièces était bien balancé.

Or, je me permets juste de remettre en question la pertinence de programmer en tête d’affiche d’un événement aussi majeur cet artiste, en 2024, alors que sa cote de popularité était chose du passé depuis un moment déjà.

Et surtout, la vague de nostalgie pour Usher n’a pas créé le même engouement que celui pour Dr. Dre ou Snoop Dogg, par exemple.

 

19. Coldplay (2016)

D’un point de vue scénographique, la performance de Coldplay était visuellement très réussie, et la présence de Beyoncé et de Bruno Mars à titre d’invités spéciaux aurait dû élever cette prestation encore plus haut dans les airs.

Malheureusement, l’ajout de ces deux superstars semblait forcé, et on n’a pas senti une grande cohésion entre les artistes. Coldplay, pourtant programmé comme clou du spectacle, s’est même fait éclipser. Qui plus est, le choix des chansons n’était pas optimal non plus. On a entendu deux chansons tirées d’A Head Full of Dreams, «Adventure of a Lifetime» et «Up&Up», qui sont rapidement tombées dans l’oubli par la suite. 

On retrouvait pourtant sur cet album la bien meilleure «Hymn for the Weekend», chantée en duo avec… Beyoncé! Ça aurait pu être une belle occasion de la jouer!

18. Bruno Mars (2014)

Bruno Mars n’avait pas encore le statut de superstar lors de ce spectacle, mais sa performance l’a bien propulsé.

Il s’est présenté en parfait showman, avec un excellent set durant lequel il a brillé au chant, à la danse et même à la batterie.

La présence des Red Hot Chili Peppers ne cadrait pas vraiment dans ce tableau, mais, mis à part ce léger détail, j’en retiens une prestation marquante de la mi-temps du Super Bowl.

17. The Rolling Stones (2006)

On ne peut pas vraiment se tromper en engageant les Rolling Stones pour une performance d’envergure dans un stade. Même qu’il n’y a pas plus fiable comme groupe de rock classique.

Sans pour autant enflammer la foule, reste que leur performance s’est avérée diablement efficace.

On se serait bien passé de leur chanson du moment, «Rough Justice», vu que leur catalogue contient tellement de classiques qui auraient pu faire lever la foule davantage.

16. Justin Timberlake (2018)

Commencer avec son plus récent simple, «Filthy», n’était probablement pas l’idée du siècle, surtout que ce dernier n’a pas obtenu un très grand succès. Heureusement, Justin Timberlake a offert un solide medley de ses plus gros hits pour la suite de sa performance.

Globalement, ce concert reste un peu fade, alors qu’une brève réunion de NSYNC, ou même un petit retour d’ascenseur vers Janet Jackson, auraient fait plus jaser autour de la machine à eau dès le lendemain.

La mise en scène, à travers laquelle Timberlake se déplaçait un peu partout sur le terrain, était originale, et le mini-hommage à Prince reste l’un des moments forts de cette prestation.

15. Tom Petty and the Heartbreakers (2008)

Aucun flafla ici, Tom Petty a servi une bonne dose de rock americana livrée de façon solide et honnête.

Visuellement, et surtout pour le format télévisuel, ça manquait un peu de fioritures et d’artifices, contrairement à ce que l’on nous réserve habituellement.

Musicalement, il n’y a eu aucune surprise non plus, mais il n’y a pas à se plaindre. Petty botte en lieu sûr avec ses plus gros hits. «American Girl» était en effet le choix parfait pour ouvrir le concert, avant d’enchaîner avec «I Won’t Back Down», «Free Fallin’» et «Runnin’ Down a Dream».

14. Michael Jackson (1993)

Le spectacle de Michael Jackson est celui qui a tout changé et qui a servi de matrice pour les prestations modernes de la mi-temps. Et qui d’autre que le Roi de la pop lui-même, encore une icône vénérée en 1993, pour montrer le droit chemin?

La scénographie était grandiose, la performance, épique (qui d’autre peut se permettre une pause silencieuse de plus d’une minute?), et les succès s’enchaînaient les uns après les autres, de «Billie Jean» à «Heal the World», en passant par «Black or White».

L’importance historique lui fait gagner quelques positions dans ce classement!

13. Madonna (2012)

Le spectacle de la mi‑temps de Madonna en 2012 était une démonstration de théâtre pop à l’échelle industrielle. Dès l’ouverture, la star est apparue telle une impératrice romaine, portée sur un char tiré par des gladiateurs, dans un univers visuel mêlant références antiques et culture pop.

La mise en scène était d’une précision spectaculaire et millimétrée: projections en vidéo mapping, décors modulaires, costumes de haute couture, et transitions rapides parfaitement adaptées à la télévision, le tout monté et démonté en quelques minutes.

Cependant, cette débauche de moyens comprenait aussi ses failles: la chorégraphie était limitée, le chant, prudent, et la narration reposait davantage sur les décors que sur l’interprétation. Ainsi, on a droit à un grand spectacle parfaitement huilé, mais plus impressionnant que mémorable.

12. Paul McCartney (2005)

Un an après le scandale du Nipplegate, la NFL a voulu y aller avec un choix sécuritaire. C’était donc un show relativement sobre et sans surprise que Paul McCartney nous a offert en 2005.

Cependant, avec l’impressionnant catalogue mis à la disposition du légendaire Beatles, il était impossible que cette prestation soit décevante.

«Drive My Car», «Get Back», «Live and Let Die» et «Hey Jude» font tous partie de la liste des plus grands classiques joués lors d’un Super Bowl. Sans être le plus flamboyant, reste que Sir Paul a offert un set impeccable et, surtout, dénué de scandales.

11. Katy Perry (2015)

Si la cote de popularité de Katy Perry s’est estompée au cours des dernières années, il n’y a pas à dire, en 2015, elle régnait encore sur le monde de la pop.

La chanteuse américaine en a profité pour présenter un spectacle haut en couleur durant lequel elle a notamment chevauché un lion géant, partagé la scène avec Lenny Kravitz et Missy Elliott, tout en se trémousser avec le désormais viral Left Shark!

Il s’agit probablement de la mi-temps la plus ludique et divertissante jamais vue. En plus, sa performance a été marquée par une mise en scène élaborée et les nombreux vers d’oreille de la All-American Girl.

 

10. Aerosmith et NSYNC (2001)

Cette mi-temps a probablement été la plus chaotique, mais dans le bon sens du terme. Le jumelage entre Aerosmith et NSYNC avait de quoi laisser perplexe, sauf qu’il s’est avéré être l’un des plus réussis de ces événements à grande envergure.

La transition entre les pièces des deux groupes se faisait sentir sans effort, et tous les participants semblaient y prendre un malin plaisir.

Et ça, c’est sans compter sur la visite surprise de Nelly, de Mary J. Blige et d’une Britney Spears au sommet de sa popularité, lors d’une finale survoltée sous l’air de «Walk This Way». Ça demeure un moment de culture pop délectable.

9. Beyoncé (2013)

Si une artiste comprend bien l’importance des évènements majeurs, en plus de posséder la présence scénique pour briller dans les grands moments, c’est bien Beyoncé.

Dans un contexte à haut risque, Queen Bey a livré un spectacle d’une précision redoutable, combinant un chant majoritairement diffusé en direct, une chorégraphie athlétique, et une mise en scène ciselée au couteau.

La scénographie, centrée sur la multiplication de son image, a fait qu’elle s’est imposée comme le centre absolu du spectacle. L’apparition surprise de Destiny’s Child a permis de surfer sur la vague de la nostalgie, mais ça restait encadré, confirmant que le récit principal était bien celui de Beyoncé, seule maîtresse de son passé et de son présent.

8. U2 (2002)

Alors que les tragiques événements du 11 septembre 2001 étaient encore frais dans les mémoires, U2 a offert une performance digne et rassembleuse. Les musiciens irlandais ont lancé les festivités avec Bono se frayant un chemin à travers la foule en chantant «Beautiful Day».

Par la suite, le groupe a enchaîné avec «MLK», une chanson moins connue, mais qui s’est avérée un choix puissant, comme elle avait été d’abord composé en hommage à Martin Luther King. C’est sur cette pièce que les noms des victimes des attentats ont défilé, et ce, jusqu’à la pièce finale, l’épique «Where the Streets Have No Name».

C’était une performance agile balançant parfaitement le grandiose et la fragilité comme peu d’artistes savent le faire.

 

7. Dr. Dre et Snoop Dogg (2022)

Cette mi-temps est l’une des préférées de bien des gens. Et ce n’est pas surprenant, puisqu’il y a beaucoup de détails à apprécier dans celle-ci: une scénographie urbaine brillante, une setlist patrimoniale, et des invités de marque.

Le seul petit hic, c’est la trop grande liste d’invités; Snoop Dogg et Dr. Dre ont chacun assez de hits, sans avoir besoin d’ajouter ceux de Mary J. Blige, 50 Cent, Kendrick Lamar et Eminem. Sans parler du fait que ce dernier aurait pu, avec son impressionnante discographie, occuper une mi-temps à lui tout seul, comme Lamar l’a fait en 2025.

Cette pléiade d’artistes a fait en sorte qu’on a dû mettre de côté plusieurs grands succès du duo principal, ce qui est plutôt dommage.

6. Shakira et Jennifer Lopez (2020)

Si Jennifer Lopez était apparemment frustrée d’avoir à partager l’affiche avec Shakira, c’est plutôt la bombe colombienne que l’on aurait aimé voir comme tête d’affiche.

J.Lo n’était cependant pas en reste, et les deux superstars latines ont offert une performance mémorable incluant leurs plus grands succès respectifs.

Si la scénographie était certes spectaculaire, ce sont surtout les chorégraphies qui ont retenu l’attention, ce qui est normal, dans un sens, avec ces deux chanteuses reconnues pour leurs talents en danse. La finale sur «Let’s Get Loud» / «Waka Waka», réunissant les deux artistes, était particulièrement grandiose.

 

5. Rihanna (2023)

Si, après plus de cinq années d’absence, vous aviez oublié à quel point Rihanna avait des succès marquants, son apparition au Super Bowl aura vite fait de vous le remettre en mémoire!

Avec un medley comprenant des éléments d’une bonne quinzaine de ses chansons, c’est sans doute la performance offrant le plus de hits à la minute à figurer dans ce Top.

Ajoutez à cela une scénographie incroyable sur des plateformes survolant le stade et le charisme indéniable de la star de la Barbade, et vous obtenez la recette parfaite de l’un des meilleurs spectacles de la mi-temps.

4. Lady Gaga (2017)

Plusieurs personnes se demandaient quel coup d’éclat spectaculaire Lady Gaga allait concocter pour le Super Bowl.

Finalement, l’élément choc de sa performance, c’est qu’elle nous a réservé un spectacle tout ce qu’il y a de plus normal ! Et dans ce cas-ci, c’était une très bonne chose.

Sans invités de marque sur scène à ses côtés, seulement armée d’une poignée de ses plus grands succès, Gaga a prouvé à tous qu’elle avait l’aura des plus grands géants de la musique pop de ce monde.

3. Kendrick Lamar (2025)

Les fans de Drake ne seront probablement pas d’accord avec cette entrée dans ce palmarès, mais on ne peut nier que K-Dot a frappé dans le mille avec cette prestation télévisuelle.

Kendrick Lamar a présenté, en 2025, un concert cérébral et différent en faisant le choix d’éviter la formule du medley avec ses plus gros hits. C’était plutôt un manifeste où le choix des chansons était au service du narratif.

Certes, c’était moins fédérateur comme spectacle, mais plus marquant intellectuellement parlant, avec une écriture visuelle qui récompense l’attention de l’auditeur. Et, bien sûr, sa performance sur «Not Like Us», que tout le monde attendait, était cathartique.

 

2.  Bruce Springsteen and the E Street Band (2009)

«I want you to step back from the guacamole dip! I want you to put those chicken fingers down! And turn your television all the way up

Bruce Springsteen et ses comparses se sont bien assurés que cette consigne allait être respectée lors d’une performance énergique et rassembleuse au setlist plus-que-parfait.

La force du Boss, ici, c’est qu’il a su transposer la magie de ses spectacles marathons de trois heures en une performance de seulement… treize minutes!

1. Prince (2007)

Grandiose, épique, majestueuse, magique… Tous ces qualificatifs s’appliquent à la performance légendaire de Prince lors du Super Bowl XLI. Armé de sa guitare, l’excentrique chanteur ne s’est imposé aucune limite.

Il a offert quelques-uns de ses plus grands succès, tels que «Let’s Go Crazy», «1999» et «Baby I’m a Star», mais aussi quelques reprises bien senties, telles que «Best of You» des Foo Fighters, «Proud Mary» d’Ike et de Tina Turner, et «All Along the Watchtower» de Bob Dylan.

Cette performance énergique s’est conclue lors d’un moment transcendant alors que, sous une pluie abondante, il a chanté «Purple Rain» avec un stade, pleinement conquis, en guise de chœurs.

 

Ce dimanche 8 février, c’est à la superstar portoricaine Bad Bunny que revient l’honneur d’être la vedette de la mi-temps du prochain Super Bowl. Où se classera sa performance dans ce palmarès? Donnez-nous votre avis!

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