Cinéma
Crédit photo : Gracieuseté Festival de cinéma de la ville de Québec
Un engouement qui prend de l’ampleur année après année
Le festival n’était même pas encore lancé que, déjà, son film d’ouverture, Mille secrets mille dangers, adaptation du roman à succès d’Alain Farah par Philippe Falardeau, affichait déjà complet pour sa représentation du 10 septembre. Ne soyez pas déçu ∙e trop vite, puisque le long métrage de fiction, qui met en vedette Neil Elias dans le rôle principal, prendra l’affiche partout au Québec dès le 19 septembre.
Et en clôture du festival, le 14 septembre, vous aurez la chance d’apprécier la plus récente œuvre de la scénariste et documentariste abénaquise Kim O’Bomsawin, intitulée Ils sont sacrés (They Are Sacred). Ce film offre, à travers la relation entre un père et son fils autiste, un «portrait du savoir indigène qui remet en question les définitions coloniales de l’autisme et présente la neurodivergence comme un don sacré».
Une compétition qui se conjugue (plus que jamais) au féminin
Au cœur de cette compétition mettant dans le ring dix films parmi lesquels neuf d’entre eux vous feront «[…] découvrir le portrait, en grand, en force, en menton levé et regard fier, de la résistance au féminin»… il y a fort à parier que vous aurez du mal à en choisir un plus qu’un autre!
Ces longs métrages, en provenance des quatre coins du globe et qui traitent, chacun à leur façon, de différences, de résiliences et de sororité, serviront de pied de nez à un masculinisme qu’on a tous envie – surtout en 2025 – de voir dégringoler de son piédestal.
Êtes-vous prêt ∙e à en savoir plus? Suivez le guide!

Nos recommandations de films à voir: les neuf propositions en compétition
Sans plus tarder, examinons ensemble les pépites qui composent l’édition 2025 du FCVQ!
Déjà, il y a fort à parier qu’un sentiment de fierté fera son chemin en votre cœur lorsque vous ferez la connaissance d’Hélène dans La mort n’existe pas, un film d’animation pour adultes signé Félix Dufour Laperrière qui a fait son chemin jusqu’à Cannes et où l’on suit une révolutionnaire qui se demande si ses seuls choix sont la violence ou l’inaction.
Dans Ms. President, long métrage documentaire de Marek Šulík à travers lequel la réalisatrice relate la présidence de la première cheffe d’État slovaque, Zuzana Čaputová, la cinéaste, à travers la lentille de sa caméra, offre un portrait intime et inédit du monde de la politique au féminin.
Parce qu’il n’y a rien de mieux que l’humour pour désamorcer la haine qui engendre la violence, l’humoriste Noam Shuster Eliassi, avec son one-woman-show Coexistence My Ass, qui prête son titre au documentaire du même nom, injecte une bonne dose de rires pour parler du conflit israélo-palestinien qui secoue la planète entière.
Avec The Swedish Torpedo (Sally Bauer, à contre-courant), revivez l’histoire incroyable (et oubliée!) de Sally Bauer, la toute première nageuse scandinave à avoir traversé la Manche à la nage en 1939. À travers ce film biographique, la cinéaste suédoise Frida Kempff vous raconte un exploit inédit raconté sous un angle féministe parfaitement assumé.
De son côté, la réalisatrice espagnole Eva Libertad, avec son film Sorda, grâce auquel elle a remporté le Prix du public de la section Panorama de la Berlinale 2025, explore les thèmes de la parentalité et les nombreux défis liés à la surdité. Vous suivrez le récit d’Ángela, une femme sourde qui attend un premier enfant avec son compagnon entendant, Héctor.
Et ce n’est pas tout! Avec Manas, la réalisatrice brésilienne Marianna Brennand vous offre la chance de rencontrer Marcielle (Tielle pour les intimes) qui, du haut de ses 13 ans, vit sur l’île de Marajó au cœur de la forêt amazonienne. Là-bas, elle est entourée de ses parents et de ses frères et sœurs. Depuis le départ de l’aînée, Tielle rêve elle aussi d’émancipation, mais ses illusions s’effondreront tel un château de cartes lorsqu’elle réalisera l’ampleur du désastre qui gangrène sa communauté…
La comédienne Catherine Brunet, qu’on a pu voir ces dernières années dans Matthias et Maxime, 23 décembre et La bataille de Farador, a fait équipe avec le réalisateur Francis Bordeleau en se glissant dans la peau d’Anna Kiri, une jeune délinquante de la rue qui se voit offrir une chance en or. C’est un film québécois qui met sous les projecteurs une distribution étincelante, composée entre autres de Charlotte Aubin, Maxime de Cotret, Rosalie Bonenfant et Benoit McGinnis.
Votre dépaysement au grand écran se poursuit avec Puisque je suis née (Since I Was Born), un documentaire de Jawad Rhalib qui vous emmènera au Maroc à la découverte de Zahira, une jeune fille de 13 ans qui refuse de se soumettre aux diktats des hommes de son village. Son rêve? Être la première femme de son douar à devenir institutrice.
Avant de refermer la boîte de Pandore sur une programmation qui donne l’eau à la bouche – n’est-ce pas? – finissons notre tour d’horizon sur les films en compétition avec Girls and Gods, un documentaire dans lequel Inna Shevchenko, ex-FEMEN qui signe ici le scénario, va à la rencontre de différentes personnes – femmes prêtres, rabbins et imams – pour démontrer à quel point la foi peut être un puissant instrument de liberté.
Des rendez-vous gratuits à ne pas manquer partout en ville!
Oui, vous avez bien lu! Le cinéma s’invite à plusieurs endroits dans la Ville de Québec, notamment à la Place d’Youville, où seront présentés, et ce, tout à fait gratuitement, plusieurs rendez-vous cinématographiques qui ne manqueront pas de rassembler les cinéphiles et les néophytes.
Lors de ces occasions toutes spéciales, vous pourrez notamment voir Flore Laurentienne à Saint-Pacôme, un documentaire musical de Guillaume Monette, Les bons débarras de Francis Mankiewicz, l’un des films les plus marquants du cinéma québécois paru en 1980 – et qui fête cette année ses 45 ans! –, ou encore le succès musical Nos belles-sœurs de René-Richard Cyr, que nous avons savouré lors de sa sortie en juillet dernier.

Une petite pensée pour Jean-Marc Vallée
Le regretté cinéaste Jean-Marc Vallée, qui nous a quittés beaucoup trop tôt le 25 décembre 2021, occupera nos esprits à nouveau, puisque le FCVQ a annoncé la prolongation de l’exposition Jean-Marc Vallée: Mixtape, qui s’installe cette fois au Diamant, après avoir été présentée au Centre PHI de Montréal. Notre collaboratrice Manon Beauchemin avait été enchantée par sa visite de cette expo, qui célèbre «[…] l’image d’un homme qui était apprécié de tous, qui aimait la vie, et qui la vivait à fond».
Une tarification inclusive pour les amoureux du septième art
Comme le dit si bien le FCVQ, «l’argent ne doit jamais être un frein à l’émerveillement!» C’est pourquoi le festival offre, cette année, trois options de tarifications pour un même accès à tout le festival.
- Ami ∙ es: destiné à celles et ceux qui souhaitent soutenir le FCVQ, vivre une expérience mémorable et profiter de quelques surprises au menu;
- Général: passeport standard;
- Inclusif: passeport pour les budgets plus serrés, sans compromis sur l’expérience.



