Le septième art plus accessible que jamais lors de la 54e édition du Festival du nouveau cinéma – Bible urbaine

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Le septième art plus accessible que jamais lors de la 54e édition du Festival du nouveau cinéma

Le septième art plus accessible que jamais lors de la 54e édition du Festival du nouveau cinéma

Du 8 au 19 octobre, le FNC fait rayonner son cinéma à la portée de tous!

Publié le 1 octobre 2025 par Flavie Boivin-Côté

Crédit photo : Festival du nouveau cinéma @ Tous droits réservés

Il est incroyable de réaliser que le Festival du nouveau cinéma (FNC), toujours à l’avant-garde et friand d’innovations, célèbre près de cinquante-cinq ans d’existence! Du 8 au 19 octobre, la Ville de Montréal s'apprête à vibrer au rythme d’œuvres locales et internationales avec, encore cette année, des initiatives fortes visant à rendre le septième art plus accessible que jamais, y compris (et surtout) pour celles et ceux qui sont aux prises avec un handicap ou un problème de santé limitant habituellement l’expérience en salle.

Depuis ses débuts, l’accessibilité fait partie de l’ADN du Festival du nouveau cinéma (FNC). L’événement ne se contente pas de présenter des films d’avant-garde: il multiplie aussi les initiatives pour que chacun∙e puisse en profiter, peu importe ses moyens ou ses besoins particuliers.

Qu’il s’agisse d’ateliers destinés à des publics éloignés de l’offre culturelle, de séances adaptées pour les personnes sourdes ou malentendantes, ou encore d’activités en dehors des salles de cinéma traditionnelles, le FNC s’efforce toujours d’emmener le cinéma à la portée de ses spectateurs∙trices.

Rendre l’accès possible

«Nous offrons plusieurs gratuités dans notre programmation pour permettre à un maximum de gens de vivre l’expérience du festival, mais ma favorite reste La grande nuit Twin Peaks», explique Benjamin Rondeau, directeur marketing du FNC, avec un large sourire.

Cette soirée marathon totalement gratuite aura lieu dans la nuit du 11 au 12 octobre, de 18 h à 6 h du matin, à l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM, où l’intégrale de la première saison de la mythique série de David Lynch sera projetée. Et pour tenir jusqu’au bout de la nuit? Un petit déjeuner sera offert au lever du jour!

La veille, le samedi 11 octobre de 15 h 30 à 18 h, toujours à l’Agora du Cœur des sciences de l’UQAM, une activité de tricot sera même organisée en marge de la projection du film Twin Peaks, Fire Walk With Me, clin d’œil aux fans les plus passionnés.

Le festival mise aussi sur des projections gratuites destinées à des publics qui n’ont généralement pas accès à ce type d’événement.

«Par exemple, nous préparons une diffusion du documentaire Les enfants du large (Ghosts of the Sea) de Virginia Tangvald, présenté l’an dernier lors de notre compétition internationale», m’a confié M. Rondeau. «La séance aura lieu cet automne à la salle Alanis-Obomsawin de l’Office national du film (ONF), dans une version adaptée avec sous-titres pour personnes malentendantes.»

Pour l’heure, le long métrage sera présenté lors de ciné-rencontres en présence de membres de l’équipe du film le 14 octobre à 19 h au Cinéma du Musée et le 18 octobre au Cineplex Quartier Latin à 18 h 30.

Plusieurs autres films bénéficieront d’adaptations semblables, tels que Vous n’êtes pas seuls de Marie-Hélène Viens et Philippe Lupien, mettant en vedette Marianne Fortier et Pier-Luc Funk, qui sera présenté le dimanche 12 octobre à 10 h 30 à la Cinémathèque québécoise avec vidéodescription, un dispositif qui décrit les actions non visibles essentielles à la compréhension.

Ces séances sont ouvertes à tout le monde, offrant à chacun la possibilité de découvrir une autre façon de vivre le cinéma!

Les projections décontractées

Qu’on ait ou non des besoins particuliers, les normes et codes des salles obscures peuvent parfois décourager. Pour y remédier, le FNC a créé un concept rafraîchissant: les projections décontractées!

«Ces séances s’adressent à toutes et à tous, mais elles visent plus particulièrement les personnes vivant avec un trouble neurologique ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA)», précise M. Rondeau. «Elles sont aussi pensées pour celles et ceux qui trouvent intimidantes les règles traditionnelles du cinéma ou qui, pour diverses raisons, ont du mal à les suivre.»

Il cite à titre d’exemple ces parents qui n’oseraient pas aller au cinéma avec leur bébé de peur de déranger. Ces derniers sont au contraire invités à le faire lors de ces projections!

La salle de la Cinémathèque québécoise demeure la même, à la seule différence près que le nombre de spectateurs est réduit pour préserver le confort. Les lumières restent allumées, bien que tamisées, et le volume sonore est adouci afin d’éviter toute surstimulation. Une signalétique claire est mise en place, des guides audio sont disponibles, et chacun peut se déplacer, sortir ou faire une pause au besoin — le tout dans une atmosphère bienveillante.

C’est le film d’animation Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau qui sera présenté en projection décontractée le samedi 11 octobre à 10 h 15 à la Cinémathèque québécoise.

Une expérience à partager

Avec ces initiatives, le Festival du nouveau cinéma rappelle qu’il n’est pas seulement un lieu de découvertes artistiques, mais bien un espace où l’expérience collective prime, et ce, peu importe les réalités individuelles.

Cette 54e édition promet non seulement de surprendre par sa programmation, mais aussi d’inspirer, en prouvant qu’ouvrir grand les portes du cinéma, c’est enrichir le plaisir de tous! Pour connaître la programmation complète et pour acheter vos billets, rendez-vous sur le site Web du festival! Bonnes découvertes!

*Cet article a été produit en collaboration avec le Festival du nouveau cinéma (FNC).

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