Sorties
Crédit photo : Maryse Boyce
Une initiative unique signée le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale
« Comment aider la société? » C’est la grande question que s’est posée Brian Bronfman, cofondateur du Réseau pour la paix et l’harmonie sociale, avant de s’en poser une plus fondamentale encore : « Que faire de plus? »
En 2009, ce philanthrope engagé envers l’inclusion et la résolution non violente des conflits a d’abord mis en place le Réseau, notamment grâce au précieux soutien de sa fondation familiale, « une initiative unique au Québec », m’a confié Anna Krol, philosophe et chercheur spécialisée en éthique de la communication interpersonnelle et analyse du langage, rencontrée lors d’une sympathique discussion sur Zoom. Et c’est en 2015, dans un élan de rencontres, d’échanges et de partages, qu’est née la première édition des Journées de la paix.
« C’était une idée de génie d’aller là où personne n’avait pensé aller. » – Anna Krol

Photo: Gracieuseté Réseau pour la paix et l’harmonie sociale
Une équipe au service d’un Réseau qui croit en un monde meilleur
Anna Krol, qui est directrice générale au Réseau pour la paix et l’harmonie sociale, et qui y travaille depuis maintenant six ans, ainsi que sa collègue Djémilatou Belem, coordonnatrice, Prévention de la violence et Promotion de la paix au Réseau, étaient évidemment les mieux placées pour discuter avec moi des Journées de la paix et de leur apport dans notre société moderne, où le racisme, la discrimination et la violence accrue font toujours rage au quotidien.
Chacune de mes interlocutrices a acquis, au fil des dernières années, une expérience riche qui les a menées, de façon totalement naturelle, comme si la porte leur était déjà ouverte, à joindre le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale.
Anna Krol, qui avait travaillé dans un groupe interdisciplinaire sur la lutte contre les discriminations en France, a découvert l’existence du Réseau lors d’une discussion avec une connaissance peu après son arrivée au Québec. De son aveu : « C’est à partir de là que ma réflexion sur la paix a réellement pris forme! »
Pour Djémilatou Belem, native du Burkina Faso, c’est son parcours de vie, ainsi que ses choix professionnels, qui l’ont menée à rejoindre le Réseau il y a deux ans. « Moi, j’ai très vite été consciente des situations d’injustice et de violence qu’il y a dans le monde. J’ai toujours souhaité contribuer à la justice, à l’entraide et à la collaboration, puis au respect des droits de la personne. »
Forte d’un baccalauréat en droit et, à la suite de son arrivée au Canada comme étudiante étrangère, d’une maîtrise en droit international et politique internationale, en plus d’avoir acquis de l’expérience dans des ONG qui promeuvent le respect des droits de la personne et la prévention de la violence, des fondamentaux pour la paix, Djémilatou a également travaillé comme chargée d’un projet de lutte contre le racisme et la discrimination. Et c’est à cette époque, alors qu’elle présentait une activité, qu’elle a découverte les Journées de la paix, mais de l’extérieur.
Allons voir ce qu’il s’y passe, mais de l’intérieur!

Photo: Gracieuseté Réseau pour la paix et l’harmonie sociale
Les Journées de la paix : 12 jours d’échanges, de partages, de réflexions… et d’actions!
« Les Journées de la paix représentent l’espoir, un sentiment d’appartenance et de croyance, et c’est un moyen, pour moi, de m’épanouir pleinement dans la société. C’est aussi une réponse à une invitation, celle de promouvoir la compréhension mutuelle, la diversité, l’inclusion. De voir qu’il y a plusieurs personnes qui s’impliquent là-dedans, ça me donne de l’espoir. » – Djémilatou Belem
Avec la thématique Bâtir l’avenir : s’unir pour la paix, le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale souhaitait « […] trouver une thématique qui résonne fort et qui allait trouver son écho chez les gens, du moins assez pour que chacun et chacune se dise : Moi aussi! »
« Moi aussi! », c’est la réponse que, vous et moi, nous devrions tous lancer haut et fort à cette invitation du Réseau qui se donne la mission, durant ces 12 jours, d’apporter de l’espoir et du positif dans un climat qui est tendu au point de céder.
« Si l’on souhaite vivre dans un monde meilleur, il est primordial de se bouger ». Les Journées de la paix, « […] c’est aussi un appel à l’action, parce que l’avenir ne se forgera pas tout seul. Bien sûr, comme on vit dans une société libre, ce choix nous appartient », soutient Anna Krol.
Cette dernière croit dur comme fer que les gens s’intéressent à la paix, mais parfois sans même le savoir. En ce sens, il suffit de jeter un œil à la programmation éclectique, présentée par de nombreux partenaires, pour réaliser à quel point il y a beaucoup de gens qui s’intéressent à la paix!
Et qui sont ces partenaires, vous demandez-vous?
« Les partenaires des Journées de la paix sont des organismes communautaires, des entreprises, des fondations et des institutions qui travaillent sur plusieurs enjeux, par exemple la diversité, l’interculturalité, la lutte contre le racisme ou la discrimination, et ce sont plus d’une centaine de partenaires qui œuvrent au quotidien pour l’amélioration de la vie des citoyens », m’a expliqué Djémilatou.

Crédit photo: Maryse Boyce
Dès maintenant, jetez un œil au calendrier d’activités disponible sur le site Web des Journées de la paix et vous constaterez par vous-mêmes l’offre éclectique qui s’offre à vous. Formations, balados, webinaires, expositions, soirées cinéma et dialogues, ateliers de yoga et de méditation… il y en a pour tous les goûts et toutes les envies!
Anna Krol vous suggère d’ailleurs de « penser à prioriser les activités qui se tiennent en personne, ou celles qui ne sont pas récurrentes dans le calendrier, pour ne pas rater, par exemple, un webinaire qui n’est présenté qu’une seule fois dans le calendrier ».
Un message d’espoir
Il est temps, et non seulement durant les Journées de la paix, de faire la lutte à l’individualisme, à l’incompréhension et au manque de communication et de considération, qui sont les poisons d’une vie qui devrait être davantage axée sur le positivisme et l’espoir.
« Pour le Réseau, la paix, c’est la présence de relations saines et harmonieuses, la compréhension, la confiance, le travail en collaboration et l’entraide entre les différentes communautés », soutient Djémilatou. Et leur priorité : nouer le dialogue. Pour Anna, la clé reste la communication avec autrui : « C’est avec l’ouverture, avec la considération, qu’on fait des choix. »
Cette thématique, Bâtir l’avenir : s’unir pour la paix, résonne donc comme une solution au climat social actuel, car nous avons tous le pouvoir d’agir individuellement et collectivement pour vivre dans un monde meilleur. Au fond de nous, on aspire tous à l’épanouissement, n’est-ce pas?



