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Crédit photo : JC Lattès
Le secret des secrets m’a remis en mémoire plusieurs œuvres de Quentin Tarantino, pas parce que les histoires se ressemblent, mais bien parce que le cinéaste de renom, qui n’en fait qu’à sa tête et qui a l’habitude d’aller à contre-courant des règles scénaristiques, s’en donne à cœur joie à écrire des dialogues interminables qui donnent lieu à des films où ses personnages, qui ont plus des têtes de moulins à paroles que de vrais gangsters, parlent sans cesse avant de finir par enfin se bouger les fesses.
Pour moi, le souci majeur d’un roman comme Le secret des secrets, ce n’est bien évidemment pas l’incroyable travail de recherche qu’a dû mener Dan Brown pour aboutir d’un ouvrage aussi réaliste en tous points. Ce sont les dialogues, trop fréquents et trop longs aussi, qui freinent sans cesse des scènes d’action qui, elles, ne manquent pourtant pas de mordant.
Ainsi, tout au long des 632 pages, les grands discours entre Robert Langdon, célèbre professeur d’Harvard, et sa conjointe, Katherine Solomon, une scientifique de renom qui avait déjà charmé Langdon à l’époque où il étudiait à Princeton, nous plongent au cœur des dernières avancées en science noétique au sein d’un roman, certes, passionnant, mais qui peine à prendre son envol, comme si on avait ajouté avec mesquinerie un poids sur le dos d’un oiseau.
Enfin, si la teneur élevée en dialogues n’est pas le point fort de ce roman, reste que les découvertes de Solomon, distillées au compte-goutte au fil du récit, promettent de chambouler la vision de la vie de bien des gens.
«Depuis l’aube de l’humanité, nous cherchons des réponses aux mystères de l’esprit, de la conscience, de l’âme.» – Katherine Solomon
C’est entre autres pour en savoir plus sur les récentes avancées en science noétique par Katherine Solomon que la Dr Brigita Gessner la convie à Prague, la ville aux cent tours, pour donner une conférence devant des scientifiques du monde entier, dans l’espoir d’en apprendre davantage sur ses conclusions qui seront par ailleurs publiées très prochainement dans son nouveau livre, qui promet, semble-t-il, de «[…] changer radicalement notre vision de la conscience humaine».

L’écrivain Dan Brown. Photo: Ben Flythe
Si la science noétique est loin de faire l’unanimité auprès du corps scientifique, c’est bien parce qu’elle part d’un postulat qui fait friser les poils de plusieurs esprits rationnels: «notre conscience n’est pas créée par notre cerveau». En fait, «elle ne se trouve même pas dans notre tête».
Alors, si la conscience ne possède pas une matérialité qui lui est propre, qu’est-elle exactement? Je vous laisse bien sûr le plaisir de le découvrir par vous-même.
Mais ce que je peux vous dire, sans trop divulgâcher, c’est que le livre de Katherine Solomon, qui donne sa raison d’être au titre de ce roman, est la petite bombe à retardement qui va faire partir ce récit dans tous les sens. En effet, il n’a pas encore été publié par son éditeur new-yorkais – même que Jonas Faulkman, l’éditeur de Katherine, ne l’a pas lu – et, déjà, un pirate informatique réussit à déjouer «l’inviolabilité» du serveur Penguin Random House pour accéder au manuscrit et le faire disparaître d’un clic de souris.
Mais qu’est-ce que la scientifique Katherine Solomon a bien pu découvrir pour qu’on tente coûte que coûte d’empêcher la publication de son livre?
Des mystères, des secrets, des révélations chocs… Dan Brown a misé gros pour vous offrir une twist qui en met plein la vue.
Si je peux vous prodiguer un seul conseil: armez-vous de patience et d’endurance, car, malgré le fait que l’action de ce récit soit condensée en seulement 24 heures et que plusieurs trames narratives évoluent en parallèle pour se rejoindre dans une finale explosive, la dose d’information qui pullule à travers ces pages est tellement dense que vous préférerez prendre plus d’une pause pour vous oxygéner le cerveau. Et c’est bien correct!
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de la rédaction



