Une deuxième saison exceptionnelle d’«X-Men ’97» donne un nouveau souffle à Marvel – Bible urbaine

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Une deuxième saison exceptionnelle d’«X-Men ’97» donne un nouveau souffle à Marvel

Une deuxième saison exceptionnelle d’«X-Men ’97» donne un nouveau souffle à Marvel

«Avec moi, mes X-Men!»

Publié le 18 juin 2026 par Maxance Vincent

Crédit photo : Marvel @ Tous droits réservés

Ce n’est pas un secret pour personne: les dernières années ont été difficiles pour Marvel Studios. En effet, ces derniers ont essuyé des échecs critiques et commerciaux, tant au cinéma qu'à la télévision, ce qui a terni une marque qui était, de 2008 à 2019, quasi invincible. Le studio, dirigé par Kevin Feige, espère rehausser l’intérêt envers sa franchise transmédiale avec «Spider-Man: Brand New Day» et «Avengers: Doomsday», qui sortiront au cinéma dans un futur proche. Or, le public ne devrait pas ignorer ce qui se passe également sur Disney+. Voici maintenant la deuxième saison de «X-Men ’97», une relecture moderne de la populaire série animée qui a défini les années 1990 et qui se concentre sur l’équipe de mutants d’abord conçue par Stan Lee et Jack Kirby.

La première saison a posé les bases sur la manière dont Marvel Studios allait aborder cet univers riche et politiquement chargé. Après tout, Lee et Kirby ont conçu les X-Men comme des miroirs d’une société fracturée, en créant ces bandes dessinées en plein cœur du mouvement des droits civiques aux États-Unis.

Tous les thèmes que nous retrouvons au cœur de ces œuvres, en particulier la réinterprétation offerte par Chris Claremont, ont été abordés avec brio dès les premiers épisodes, mais aussi dans les quatre premiers épisodes de la deuxième saison, qui ont été rendus disponibles à la presse.

Ainsi, les nouveaux épisodes débutent là où s’est achevée la première saison: l’équipe de superhéros est répartie dans trois temporalités — le futur, le présent et le passé — afin d’arrêter l’ascension d’Apocalypse (Ross Marquand), le premier mutant découvert sur Terre et l’ennemi juré de tous les X-Men.

Photo: Marvel @ Tous droits réservés

Dans le futur, Jean Grey (Jennifer Hale) et Scott Summers (Ray Chase) ont connaissance de ce qui se passera si Apocalypse réussit à mettre son plan de domination mondiale en œuvre. C’est pourquoi ils doivent convaincre leur fils, Nathan (Michael Johnston), de devenir un héros qui formera une équipe de mutants lorsque les X-Men seront séparés.

Les réalisateurs Emmett Yonemura et Chase Conley nous ramènent ensuite en 1997, époque où Nathan (Chris Potter), désormais adulte, doit prendre des décisions susceptibles de changer le cours de l’histoire. La même chose se reflète chez Charles Xavier (Ross Marquand) et Erik Lehnsherr (Matthew Waterson). Piégés en Égypte ancienne, le professeur X et Magneto tentent de gagner la confiance du guerrier En Sabah Nur avant qu’il ne devienne Apocalypse.

Un récit qui mélange plusieurs temporalités sans qu’on s’y perde

Comme vous avez pu le constater, la deuxième saison de X-Men ’97 se déroule sur trois temporalités et multiplie encore le nombre de personnages. Il y a donc trois récits différents qui finiront inévitablement par se rejoindre, mais nous ne sommes pas rendus là avec les épisodes vus à l’avance. J’admets que cela pourrait être assez complexe pour un public peu familier avec la structure narrative et thématique de la série!

Cependant, les épisodes restent très compréhensifs, et ce, même si les temporalités se mélangent, car le but de tous les personnages est le même: empêcher Apocalypse de vaincre les X-Men. Les actions des personnages commises dans l’avenir entraîneront des répercussions en 1997, dans le passé, et vice versa. En quelque sorte, c’est la version animée de Tenet de Christopher Nolan, avec des personnages tirés de l’univers Marvel, où l’on encourage les spectateurs à ne pas essayer de tout comprendre, mais à ressentir ce qui se passe à l’écran.

Et quel spectacle que l’on ressent! L’enjeu principal constitue une véritable urgence. Le temps, peu importe où les personnages se trouvent, s’écoule rapidement. Toute action doit être calculée. Les mutants doivent s’aider mutuellement, car ceux-ci sont piégés dans différentes lignes du temps et ne savent pas ce qui se déroule à l’extérieur de leurs temporalités.

Il est difficile d’aborder ces scènes d’action sans aborder des éléments spécifiques que j’aurais intérêt à éviter dans cette critique. Cela dit, une chose est sûre: les fans finis de la saga X-Men seront plus que servis.

Photo: Marvel @ Tous droits réservés

Les moments chargés en action sont d’une grande réussite et nous coupent le souffle à plusieurs reprises. L’animation 2D, qui combine l’esthétique rétro de la série des années 1990 avec un cadre plus cinématographique, est également très dynamique et visuellement audacieuse, notamment lorsqu’elle met en scène Apocalypse. La stature de ce dernier est d’autant plus imposante lorsqu’il est au sommet de son pouvoir durant des séquences où il confronte directement les X-Men.

Une distribution vocale impeccable développe de manière convaincante leurs personnages

Il y a beaucoup trop de personnages de type X-Men dans cette série pour en parler individuellement. La deuxième saison introduit également les factions X-Factor et X-Force, ce qui augmente encore plus le nombre de héros présents dans cette série. Cela dit, le créateur Matthew Chauncey assure que cet ajout n’est jamais au détriment des arcs narratifs principaux.

La prolifération de superhéros rend ce monde plus habité et plus texturé que la panoplie de films X-Men qui ont, en vain, essayé de capturer la même richesse thématique et politique que la série animée et les bandes dessinées.

Parmi les personnages les plus intéressants, la relation entre Charles et Erik se complexifie, alors qu’ils ont des visions opposées quant à la manière de communiquer avec En Sabah Nur. Des amis devenus ennemis, puis de nouveau amis, les idéologies du Professeur X et de Magneto ne vont jamais se rejoindre, mais leur respect mutuel demeure, ce qui rend les pointes dramatiques du quatrième épisode encore plus surprenantes.

Quant à Nathan Summers, c’est Michael Johnston, récemment vu dans le phénomène mondial Obsession de Curry Barker, qui prête sa voix à la version plus jeune du mutant qui deviendra éventuellement le leader du X-Force, Cable. Johnston est impeccable et apporte une grande profondeur à son interprétation de Nathan.

L’un des épisodes se concentre sur la formation du X-Force et est beaucoup plus émouvant, puisqu’il raconte d’où viennent les fils de Jean Grey et de Scott Summers à travers la performance vocale de l’acteur américain.

Ross Marquand est également excellent en Apocalypse et adopte le même ton que John Colicos et James Blendick dans leurs interprétations de l’antagoniste le plus captivant de l’univers X-Men. Il reste à voir comment ce dernier évoluera dans le reste de la série, mais il est fort probable que nous assisterons à la meilleure transposition du personnage à l’écran que nous ayons vue depuis la série originale.

Photo: Marvel @ Tous droits réservés

Comme mentionné dans cette critique, la presse n’a eu accès qu’aux quatre premiers épisodes d’une saison de neuf. Il en reste donc cinq à découvrir lorsque ceux-ci paraîtront au cours des mois de juillet et d’août. À cause de cela, il est difficile d’avoir un avis définitif sur la saison, mais une chose est certaine: les épisodes vont fort probablement s’améliorer au fur et à mesure que la deuxième saison de X-Men ’97 se rapprochera d’un affrontement explosif entre les mutants et leur plus grand ennemi…

La deuxième saison de «X-Men ’97» en images

Par Marvel @ Tous droits réservés

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