«Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable – Bible urbaine

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«Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable

«Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable

Une transposition d'un classique du dessin animé non nécessaire, mais inoffensive

Publié le 27 mai 2025 par Maxance Vincent

Crédit photo : Courtoisie de Disney

Quelques mois après la désastreuse adaptation en prises de vues réelles de «Snow White», Disney est de retour avec un autre remake de l’un de ses plus grands classiques d’animation qui fera sans doute plaisir à toute la famille: une version modernisée de «Lilo & Stitch». Le cinéaste indépendant Dean Fleischer Camp assure la réalisation de cette adaptation du film animé de Dean DeBlois et de Chris Sanders, qui raconte l’amitié inconventionnelle entre une petite fille et un extraterrestre.

Les grandes lignes du récit sont les mêmes: l’histoire débute avec le procès du docteur Jumba Jookiba (Zach Galifianakis) par le United Galactic Federation, qui le condamne d’avoir illégalement créé l’expérience 626 (Chris Sanders), une créature agressive et très intelligente dans le but de conquérir la galaxie.

Croyant qu’il est purement méchant, la présidente du grand conseil (Hannah Waddingham) envoie 626 en exil. Or, ce dernier réussit à prendre le contrôle du vaisseau dans lequel il se trouve jusqu’à se rediriger vers la planète Terre, où il s’écrase à Hawaii. Voulant s’assurer que personne ne retrouve 626, la présidente demande à Jumba et à son acolyte Pleakley (Billy Magnussen) de le retrouver le plus vite possible, sans dégâts et surtout très discrètement, pour ne pas alerter les autorités humaines de la présence d’extraterrestres.

Photo: Courtoisie de Disney

C’est ici où Fleischer Camp change de cap et tourne son attention vers Lilo Pelekai (Maia Kealoha), la protagoniste, qui est la force du film. Toutes les fois où la jeune actrice Maia Kealoha apparaît à l’écran, le remake devient un pur plaisir de divertissement, mais aussi incroyablement poignant, surtout dans la façon dont le réalisateur campe la relation qu’elle entretient avec sa sœur, Nani (Sydney Agudong).

Ce n’est également pas une surprise que cette dimension humaine soit autant réussie de la part d’un cinéaste qui a su insuffler des émotions si puissantes à travers les aventures d’une coquille aux souliers dans son dernier film, Marcel the Shell with Shoes On (Marcel le coquillage (avec ses chaussures).

La prestation incroyable de Maia Kealoha sauve pratiquement le film

Kealoha représente parfaitement le même niveau de charme ineffable et de tendresse qu’a apporté Daveigh Chase dans l’œuvre d’animation de DeBlois et Sanders.

À huit ans, elle réussit ce que peu d’acteurs adultes sont capables de faire, non seulement lors de scènes où la comédie physique est mise de l’avant avec un extraterrestre entièrement numérique, mais lorsque sa liaison avec Nani commence à se fracturer par l’arrivée d’une travailleuse sociale (jouée par Tia Carrere, qui interprétait Nani dans le film original) met leur avenir en péril.

C’est la comparaison la plus juste que je puisse faire pour Kealoha est Marguerite Laurence dans Mlle Bottine, une autre révélation qui avait charmé nos cœurs l’an dernier. Kealoha possède d’ailleurs le même sens du timing et de textures dramatiques qu’a apporté l’actrice principale de la nouvelle version de l’œuvre d’André Melançon.

Photo: Courtoisie de Disney

Cependant, tout change pour Lilo lorsqu’elle rencontre 626, rapidement surnommé «Stitch», et c’est à ce moment précis que le film commence à dérailler..

D’abord, il est important de souligner qu’en ce qui concerne les effets spéciaux à grande échelle, ils ne sont pas très réussis. Heureusement, lors du visionnement, nous oublions vite ce défaut, puisque la chimie entre Lilo et Nani est incroyablement palpable, et tous ces moments d’humanité profonde donnent du cœur à un film qui en a bien besoin.

Même la relation entre Lilo et Stitch, qui est centrale dans l’histoire, fonctionne très bien. Nous ressentons le plaisir qu’éprouve Kealoha à laisser libre cours aux plaisirs que représente l’enfance avec son nouveau meilleur ami, qui n’est pas vraiment un cadeau pour Nani, surtout lorsqu’elle essaie de se trouver un emploi.

Sanders livre, encore une fois, une interprétation vigoureuse de l’un des plus grands personnages de Disney, avec le même ton et le même sens de l’humour que lorsqu’il nous a introduit Stitch en 2002.

C’est notamment grâce à cette performance vocale, en plus de l’incroyable jeu de Kealoha, que nous finissions par embarquer dans leur aventure, même si les éléments plus discutables de ce remake nous sautent en pleine face lors d’un climax incroyablement ennuyant et prévisible.

Comme je l’ai mentionné plus haut, les effets visuels ne sont pas convaincants, à l’exception de Stitch, qui, grâce à Sanders, nous fait croire qu’il existe réellement dans la diégèse du film avec Lilo.

Photo: Courtoisie de Disney

Des changements discutables diviseront l’appréciation du public

À l’inverse, la transposition numérique de Jumba et de Pleakley laisse beaucoup à désirer, le réalisateur ayant fait le choix de les baigner dans un réalisme en apparence médiocre plutôt que de donner une certaine expressivité à leurs traits les plus connus du film d’animation. C’est peut-être la raison pour laquelle les deux sont en forme humaine pendant la quasi-totalité du film, puisque leur conception en CGI ne fonctionne pas du tout.

D’ailleurs, la réinterprétation de Jumba pour ce remake est très discutable. Les changements scénaristiques qui sont faits de son arc narratif ne sont pas nécessaires et viennent gâcher ce que DeBlois et Sanders ont mis de l’avant par rapport à sa progression émotionnelle dans le film d’animation.

Évidemment que lorsqu’on réadapte un classique, des changements sont bienvenus pour rehausser la sauce et donner de nouveaux rebondissements au public. J’ai particulièrement aimé le rôle de Cobra Bubbles (Courtney B. Vance) dans ce film plutôt que dans celui de 2002, car les quelques modifications que Fleischer Camp et ses scénaristes Chris Kekaniokalani Bright et Mike Van Waes ont apportées au personnage l’ont rafraîchi, l’ont plongé dans des situations plus loufoques et lui ont donné une fonction plus importante dans le récit.

Il n’y avait aucune raison de changer complètement la trajectoire de Jumba, malgré le jeu passionné de Zach Galifianakis, qui apporte ses traits les plus connus dans une performance qui est totalement physique. Fleischer Camp ne va pas aussi loin que DeBlois et Sanders l’ont fait dans leur amitié, mais leur complicité marche tout de même. C’est lorsque le film prend un point tournant qu’il commence à montrer ses fissures et à perdre notre intérêt, même lors d’un même dénouement émotionnel que l’œuvre originale, qui n’a malheureusement pas un poids similaire dans cette version.

Mais il y a pire. Et pour Disney, un film moindrement divertissant peut être considéré comme une victoire après des années d’échecs critiques et commerciaux qui ont terni la marque de qualité d’un studio qui a toujours tenu le box-office en tête des autres majors américains et sortaient, il y a quelques années, un succès après l’autre.

Il y a un espoir que ce Lilo & Stitch attire les familles en salle et devienne l’un des plus gros films de l’été, ce qui aiderait nos cinémas après une période difficile marquée par une pandémie et une double grève. Tout cela est donc, pour moi, une bonne nouvelle, malgré mon expérience de visionnement mitigé.

Stitch reste, après tout, un personnage iconique qui est beaucoup plus ancré dans notre culture populaire que l’on ne pense, et nous aurons probablement droit à de recettes gigantesques cette fin de semaine, même avec le retour du président du cinéma, Tom Cruise, à l’écran dans Mission: Impossible – The Final Reckoning

Le film «Lilo & Stitch» en images

Par Courtoisie de Disney

  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    (L-R) Stitch and Maia Kealoha as Lilo in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2025 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.
  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    (L-R) Stitch and Maia Kealoha as Lilo in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2024 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.
  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    Courtoisie de Disney
  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    (L-R) Maia Kealoha as Lilo, Stitch and Sydney Agudong as Nani in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2025 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.
  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    (L-R) Stitch and Maia Kealoha as Lilo in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2025 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.
  • «Lilo & Stitch» de Dean Fleischer Camp: un remake presque passable
    (L-R) Sydney Agudong as Nani, Maia Kealoha as Lilo and Stitch in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2025 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.
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    Stitch in Disney’s live-action LILO & STITCH. Photo courtesy of Disney. © 2024 Disney Enterprises Inc. All Rights Reserved.

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