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Crédit photo : Entract Films
Bruce Tucker (interprété avec brio par Jai Courtney, que l’on a pu voir dans Jack Reacher et Suicide Squad) organise des excursions dans le cadre desquelles les touristes de passage en Australie peuvent observer les requins de manière sécuritaire, en étant enfermés dans une cage.
Le problème, c’est que, malgré les appréhensions que génère cette activité pour le moins stressante, le réel danger ne se trouve pas dans l’eau, mais bien sur le bateau…

Photo: Entract Films
Même s’il semblait fort sympathique et amusant au premier abord (allant même jusqu’à chanter la comptine «Baby Shark» pour détendre ses clients nerveux), le capitaine est en fait un tueur en série déjanté qui garde captives de jeunes femmes sur son embarcation jusqu’à ce qu’il décide de les jeter en pâture aux requins pour effacer toute trace de ses crimes.
Ce dernier se transforme ainsi en cinéaste fou dont le plus grand désir est de parvenir à capter la détresse sur le visage de ses victimes à l’aide de sa caméra et de les filmer jusqu’à ce que celles-ci rendent leur dernier souffle.
À un certain moment, alors qu’il se trouve sur la terre ferme au beau milieu de la nuit, il enlève Zephyr (Hassie Harrison, de la série télévisée Yellowstone), une jeune surfeuse américaine au passé trouble qui voyage seule dans sa fourgonnette.
Tout se serait probablement passé comme prévu si elle ne venait pas tout juste de faire la connaissance de Moses (Josh Heuston, de la série télévisée Heartbreak High), un jeune homme qui ne parvient tout simplement pas à l’oublier et qui tentera de la retrouver coûte que coûte…

Photo: Entract Films
Une tension soutenue
Le long métrage parvient à maintenir une tension soutenue du début à la fin, en commençant dès la scène d’ouverture, lorsque deux touristes embarquent à bord du bateau et partent en haute mer.
La musique inquiétante et les sons stridents jouent ici un rôle clé. Rien ne se passe encore, mais ils parviennent déjà à instaurer une atmosphère anxiogène et à créer des appréhensions face à ce qui est à venir.
Une chose est certaine, on comprend très rapidement que cette promenade ne sera pas de tout repos…
La mise en scène dynamique, de son côté, nous propulse directement dans l’action et ne laisse aucune place à l’ennui.
Malgré cela, du temps est alloué à la présentation des personnages principaux dans le but de nous les faire connaître un peu mieux. De cette manière, on arrive à s’attacher à eux et à leur souhaiter une fin heureuse!
Loin d’être un énième film de requins
Si vous êtes fasciné∙es par les requins et vous aimez particulièrement les films qui les mettent en scène, vous serez peut-être déçu∙es d’apprendre que les prédateurs marins n’occupent qu’un temps (très) limité à l’écran.

Photo: Entract Films
Il ne s’agit donc pas d’un film de requins traditionnel du style de Jaws (1975), long métrage de Steven Spielberg qui a littéralement transformé la vision qu’avaient les humains de ces bêtes et qui leur a attribué la réputation de mangeur d’hommes assoiffés de sang qui leur colle à la peau depuis.
Le réalisateur Sean Byrne et le scénariste Nick Lepard ont plutôt eu envie que l’on remette en question notre rapport aux monstres. Ils se sont assurés de mettre les choses bien en perspective en mettant les projecteurs sur le véritable monstre de l’histoire, c’est-à-dire l’homme.
Dangerous Animals, de fait, met brillamment en lumière l’hypocrisie qui règne au sein de notre société et nous fait prendre conscience de la position paradoxale que l’on adopte très souvent.
D’un côté, on traite les requins de bêtes monstrueuses, et de l’autre, on ne peut s’empêcher de regarder des images chocs quand on en a l’occasion…
Sachant cela, le réalisateur s’amuse en jouant habilement avec ces préjugés. Lors de certaines scènes impliquant les célèbres poissons aux dents aiguisées et au regard perçant, on s’attend à être témoins de l’horreur, pour finalement se sentir bête lorsque rien ne se produit!
Dangerous Animals est le suspense d’horreur parfait pour entamer la saison estivale. Il vous gardera bien angoissé∙es sur le bout de votre siège durant 1 h 38 minutes, vous surprendra sans doute à quelques reprises, et parviendra peut-être même à vous faire douter de ce que vous croyiez connaître!
Le film «Dangerous Animals» en images
Par Entract Films
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Photo: Entract Films -
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