SortiesHumour
Simon Delisle «avale la pilule» au Monument-National dans le cadre de Zoofest
Rire des épreuves de la vie
Crédit photo : Louis Longpré
«J’ai failli ne pas être là ce soir», nous a confié d’entrée de jeu l’humoriste à la bouille sympathique, tournant sur lui-même comme s’il avait quelque chose d’important à annoncer. Et, de fait, il avait une nouvelle qui fesse à nous avouer: il a vécu un incident au cours de sa matinée, qui a failli faire en sorte qu’il ne soit pas des nôtres ce soir. En vérité, il s’est mordu la joue. Bien sûr, les rires ont fusé, et la glace était cassée. Il a plus d’un tour dans son sac, ce Simon.
Toujours dans la confidence, cette fois avec un peu plus de sérieux, quoique c’est assez vite dit, Delisle nous a avoué «avoir travaillé vraiment fort sur ce show-là». Afin de nous mettre des images en tête, il nous a illustré le Simon Delisle se levant chaque jour pour aller travailler devant son ordinateur, et se posant la question qui tue: «Je manges-tu de la pâte à biscuits ou j’me crosse?» Décidément, il n’allait pas nous épargner.
Confident, et pas du tout complexé, Simon Delisle nous l’a répété maintes et maintes fois: avec ce show-là, il voulait nous confier des choses qu’on ne savait pas sur lui. Et il a poursuivi en force en nous avouant que ses lunettes ne lui servaient absolument à rien outre son stratagème pour éviter de ressembler à M. Patate. En sueur, Delisle s’est essuyé les tempes avec une serviette blanche, avouant qu’il n’avait pas le choix comme il n’avait pas de sourcils pour arrêter les gouttes qui lui coulent directement dans les yeux.
Sans jamais tomber dans le vulgaire, l’absurde ou la redondance assommante, l’humoriste et fidèle participant de Zoofest a exploré, à la blague, différents thèmes de sa vie et de la vie en général, comme la douleur à l’accouchement, la perte de ses cheveux, l’achat d’une maison, la venue d’un nouvel enfant dans la famille, sa passe où il fumait régulièrement du weed, la cohabitation avec son meilleur ami et coloc, le chômage et les manèges à La Ronde.
Justement, et c’est probablement ce qui caractérise bien Simon Delisle, c’est sa capacité à rester fluide mais à sauter d’un sujet à l’autre du coq à l’âne. Parlant de manèges, l’humoriste imaginait mal un adulte seul à La Ronde, prétextant que ce terrain de jeux était juste pour les enfants. La preuve, avec les noms des manèges (Le monstre, Le vampire, Le Goliath), il n’y a rien de thématique pour adultes là-dedans, sauf s’ils s’appelaient Le huissier, Faut qu’on s’parle et Ça chauffe quand j’pisse.
Est-ce que Simon Delisle a réussi à avaler la pilule? On imagine que oui, puisque ce 60 minutes de confessions a semblé lui faire un bien fou.
Rédac' en chef mordu de lecture et d'arts vivants
Passionné de yoga, de méditation, de littérature et d'arts de la scène, Éric jongle au quotidien pour satisfaire ses envies du moment.
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