Poppy à L’Olympia de Paris en compagnie de Fox Lake et d’Ocean Grove – Bible urbaine

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Poppy à L’Olympia de Paris en compagnie de Fox Lake et d’Ocean Grove

Poppy à L’Olympia de Paris en compagnie de Fox Lake et d’Ocean Grove

L’énigmatique et ténébreuse Américaine à la conquête de ses fans européens

Publié le 16 mars 2026 par Éric Dumais

Crédit photo : Photo: adamrosssi @ https://www.facebook.com/Poppy

Hier soir, il y avait la queue devant L’Olympia de Paris pour le concert tant attendu de l’auteure-compositrice-interprète Poppy, qui parcourt actuellement les grandes villes d’Europe aux côtés de ses musiciens masqués pour présenter son «Constantly Nowhere Tour», au sein duquel elle en profite pour présenter plusieurs titres tirés de son plus récent album, Empty Hands. Ses fans français – sans oublier l’unique Canadien qui s’était faufilé parmi eux – ont eu droit à un concert d’une énergie brute, où les amplificateurs ont craché un torrent de décibels pour notre plus grand plaisir.

Briser la glace à coup de screams et de riffs d’acier: Fox Lake et Ocean Grove

C’est la formation américaine de métalcore Fox Lake, originaire de Denver, au Colorado, qui a ouvert le bal avec une assurance en béton. Le quatuor ne fait pas dans la dentelle et, dès les premiers accords de «Go 4 the Throat», le ton était donné: le public allait recevoir en pleine gueule neuf chansons teintées de tonalités hardcore, nu-métal et hip hop, de même que plusieurs invitations à former des mosh pits.

Au dernier tour de piste, les musiciens, en parfaite maîtrise de leurs instruments, ont offert une «Freestyle» qui déménage comme une tonne de briques.

Les mélomanes nés dans les années 1980, qui ont fait les 400 coups en écoutant du Limp Bizkit, reconnaîtront à coup sûr leur influence à travers leur musique, de même que sur un titre comme «Junkie$» d’Ocean Grove, groupe australien qui prenait la relève. Par moments, j’ai même eu l’impression de reconnaître le filet de voix de Jonathan Davies de KoRn.

De «CELL DIVISION», en ouverture, à «RAINDROP», «LAST DANCE» et «FLY AWAY», comme mot de la fin, les Australiens ont livré une prestation énergique, même si la balance sonore était mal calibrée. En effet, le micro du lead vocalist était enterré sous une instrumentation trop forte, ce qui m’a donné l’impression d’assister à une joyeuse cacophonie.

Photo: adamrosssi @ https://www.facebook.com/Poppy

Le moment de grâce: l’arrivée de la fort attendue Poppy

 «Poppy! Poppy! Poppy!», a scandé le public au cours des dernières minutes précédant l’arrivée en scène de l’artiste américaine, originaire de Boston. Dès que les lumières se sont tamisées, le public a exprimé bruyamment son excitation, mais ce n’était rien comparativement aux décibels que la formation allait déverser durant une prestation qui allait frôler les 90 minutes!

Dès que ses quatre musiciens masqués ont pris place sur la scène enfumée de L’Olympia et que l’air de «Bruised Sky» a jailli des amplificateurs, Poppy a fait une entrée rapide avec son micro scintillant, vêtue chiquement d’un ensemble turquoise qui, avec ses longs cheveux noir de jais, lui donnait des allures de poupée élégante et ténébreuse à la fois.

Derrière elle, un gigantesque téléviseur soutenant la batterie où, quelques secondes plus tôt, un mystérieux narrateur nous confiait entre autres que «chaque visage dans cette salle est un miroir et que chaque son est une pulsation dans l’infini», diffusait maintenant un ciel obscurci, en accompagnement de la pièce en cours.

Sans un mot pour les spectateurs et spectatrices devant lui, le groupe a enchaîné avec «BLOODMONEY» et «Scary Mask», deux morceaux datant de 2019 où l’artiste caméléon qu’a toujours été Poppy depuis ses débuts s’exprimait encore plus librement qu’aujourd’hui. En effet, depuis I Disagree, et encore plus avec Negative Spaces et Empty Hands, l’icône ténébreuse qu’est devenue Poppy s’est affinée et, désormais, son carré de sable, c’est le heavy métal, avec une touche de pop, d’électronique et d’industriel.

Après avoir offert l’une après l’autre «the cost of giving up», «Public Domain» et «Concrete», Poppy s’est adressée au public pour la première fois afin d’exprimer son bonheur d’être de retour à Paris… et que c’était maintenant l’heure de former un circle pit! En parfaits adorateurs de leur idole, les spectateurs au parterre ne se sont pas fait prier pour sauter pieds joints dans la fosse aux lions, trashant sur le rythme effréné et agressif de la chanson «the center’s falling out».

Poppy n’a pas l’habitude d’être très loquace en public et elle n’a pas fait exception durant sa prestation à L’Olympia hier. À l’instar d’une poupée pour enfants qui est programmée pour réciter des phrases préenregistrées, elle a lancé, vers la fin du concert, un «Hey Paris, it’s Poppy» mécaniquement, avant de crier à tue-tête «Coward!», insulte qui démarre en trombe la pièce «they’re all around us».

Photo: adamrosssi @ https://www.facebook.com/Poppy

Plusieurs pièces tirées de ces deux derniers albums ont particulièrement brillé au cœur de sa prestation, je pense ici à «crystallized», «Time Will Tell» et surtout «V.A.N.», une reprise de Bad Omens, où tout le monde répétait inlassablement, en même temps que Poppy, «Violence Against Nature».

Après plus d’une heure de concert, et avant la sorte de scène finale, Poppy et ses musiciens, qui portaient tous des masques effrayants, ont joué trois morceaux supplémentaires, dont l’excellent «new way out», durant lequel une pluie de confettis, agrémentée de plusieurs jets de fumée blanche, ont jailli dans les airs, pour signifier que la fête était bientôt finie.

Plusieurs spectateurs ont désespérément scandé «Poppy! Poppy! Poppy!» une toute dernière fois, mais hélas, Poppy avait déjà fait ses adieux avec un simple «Thank You».

Qu’à cela ne tienne, c’était une soirée parfaite pour qui aime la musique tonitruante et surtout se défouler entre compères. À la sortie de L’Olympia, une spectatrice, visiblement excitée par la soirée qu’elle venait de vivre, a confié à son ami qu’elle avait «surkiffé le concert», ce qui me fait désormais une nouvelle «surexpression» à ajouter à ma collection.

Poppy présentera sa tournée Constantly Nowhere au MTELUS de Montréal le 13 juillet prochain.

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. Bruised Sky

2. BLOODMONEY

3. Scary Mask

4. the cost of giving up

5. Public Domain

6. Concrete

7. the center’s falling out

8. Anything Like Me

9. have you had enough?

10. crystallized

11. Time Will Tell

12. V.A.N (reprise de Bad Omens)

13. If We're Following the Light

14. they’re all around us

15. new way out

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