L'année 2016 racontée en 25 spectacles souvenirs par nos mélomanes tripeux – Bible urbaine

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L’année 2016 racontée en 25 spectacles souvenirs par nos mélomanes tripeux

L’année 2016 racontée en 25 spectacles souvenirs par nos mélomanes tripeux

Marquer les mémoires

Publié le 18 décembre 2016 par Bible urbaine

Crédit photo : Mathieu Pothier, Danielle Plourde, Michel Couvrette, François Nadeau

10- Groovy Aardvark au Métropolis lors des FrancoFolies – Suggestion d’Isabelle Lareau

La formation alternative soulignait deux anniversaires cette année: leur 30 ans de carrière et les 20 ans de Vacuum. Plusieurs invités ont partagé la scène avec Groovy ce soir-là et nous avons vécu plusieurs beaux moments. J’ai été impressionnée par le duo avec Yves Lambert pour la célèbre «Boisson d’avril»; ce mélange de hard rock/prog et de trad fonctionne tellement bien. De plus, c’était beau à voir, Lambert et Groovy ont un réel plaisir à jouer cette chanson ensemble. Les musiciens ne pouvaient pas ne pas interpréter «Le p’tit bonheur» avec Marc Vaillancourt. C’était le délire au Métropolis, vraiment un moment puissant. De plus, ils ont invité Lisa LeBlanc, qui a interprété, accompagnée de son banjo «Ace of Spades» de Motörhead. C’était complètement malade, un très bel hommage à Lemmy. J’ai réellement aimé ma soirée. Les chansons furent interprétées avec puissance, l’ambiance était survoltée et intime, dans le sens que nous avions l’impression d’être entre amis. Les gars de Groovy sont de véritables bêtes de scène et ils ont offert une prestation absolument mémorable.

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9- The Cure au Centre Bell – Suggestion d’Isabelle Lareau

L’un des groupes les plus marquants et inspirants de quarantes dernières années était de passage à Montréal cette année, et ce, au plus grand bonheur des admirateurs. J’avais vraiment hâte de les voir. Et le groupe est sur scène pour les bonnes raisons; la musique et les fans. Malgré les critiques qui s’impatientent devant la longueur de leur concert, les Anglais jouent pour leur plaisir. De plus, ils aiment offrir de nombreux rappels. Je ne m’en plains pas, au contraire! Une soirée de plus de 140 minutes, où Robert Smith et sa bande ont interprété les grands favoris ainsi que quelques chansons moins connues. Il y avait une scénographie imposante, mais peu utile: le charme discret mais particulièrement magnétique de Robert Smith était si intense que tous les yeux étaient sur lui. La soirée fut époustouflante et enchanteresse, nous ressentions les chansons qui étaient jouées et réinventées avec raffinement. Je dois avouer ceci, ce fut une soirée pleine d’émotions pour moi, voir The Cure me procure toujours cette sensation de beauté et d’ivresse, une mélancolie apaisante et envoûtante.

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8- Cage the Elephant au Centre Bell – Suggestion d’Éric Dumais

Je n’avais aucune, aucune attente lorsque j’ai décidé d’aller voir Cage the Elephant en concert au Centre Bell. Du moins, j’avais gardé en tête un excellent souvenir de Melophobia, l’album précédent Tell Me I’m Pretty, celui qu’ils venaient présenter ce soir-là. Mais quand j’ai vu Matt Schultz faire son entrée sur scène, suite à ses musiciens qui donnaient l’air de faire partie de Tame Impala, j’ai tout de suite compris quelque chose: ce gars-là en a dedans. Il a dégagé un charisme suintant par chacun de ses pores de peau et donné un show au vrai sens du terme, un peu à la façon de Nick Cave. Un showman qui a déversé un flot de décibels devant une foule conquise.

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7- Suuns au Cabaret La Tulipe – Suggestion de Benjamin Le Bonniec

Quelques minutes avant le début du set, le Cabaret La Tulipe bouillonnait. Ce concert de lancement d’Hold/Still, le nouvel album de la bande à Ben Shemie, était attendu par la fine fleur du milieu de la musique indépendante montréalaise. Et le tour de force de Suuns ce soir-là reste selon moi la performance magistrale à la batterie de Liam O’Neil dont le talent époustoufle autant ses collègues sur scène que les centaines de personnes présentes, moi le premier. Le groupe en live, je le vis comme une expérience, un voyage fascinant et intemporel, une virée expérimentale impressionnante. Les Montréalais, par leur maîtrise technique et leur contribution au rock progressif, sont de mon point de vue l’un des meilleurs groupes sur scène de notre époque. C’était ma troisième fois avec eux et, très certainement, je retournerais les voir le 10 mars prochain au Club Soda pour un probable nouveau récital.

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6- Wolf Parade au Théâtre Corona Virgin Mobile – Suggestion de Marie-Eve Linck

J’avais vu Wolf Parade deux mois plus tôt à New York (ben oui, je fais ma fraîche là…) et même s’ils avaient donné un bon show, ce n’était rien en comparaison avec leur concert montréalais. De retour au bercail, le groupe était visiblement très heureux de jouer dans leur ville. Et la foule l’était peut-être encore plus. L’ambiance était électrique et électrisante. Déjà, on sait que Wolf Parade ont de bonnes, très bonnes tounes, que ce sont d’excellents musiciens, aguerris, mais de les voir ainsi survoltés, entraînés par la foule, c’était pas mal tripant. Même si le concert commençait tard (minuit), tout le monde est resté bien éveillé à danser et chanter.

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