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Crédit photo : Matthew Murphy et Evan Zimme
Aussitôt le rideau levé, quatre chanteuses vêtues de corsets et de bas résille se sont avancées sur les planches en dansant de façon assumée et aguichante, entonnant la pièce «Lady Marmelade», ce qui a su charmer le public dès les premières notes.
Ceux qui sont habitués à la version de Christina Aguilera, Lil’ Kim, Mýa et P!nk sont fort possiblement restés sur leur faim, car les voix des interprètes n’étaient pas aussi puissantes. Cela n’a pas semblé déranger la majorité des spectateurs, qui ont semblé subjugués par le spectacle, et ce, jusqu’à la fin.

Photo: Matthew Murphy et Evan Zimme
Pour l’amour de la musique
Il n’y a en tout cas rien à redire sur le choix des pièces choisies. Quelques-unes figuraient sur la bande originale du film, tandis que d’autres ont été escamotées. Il y a des ajouts notables, ici, je pense à «Put a Ring on It» de Beyoncé, «Chandelier» de Sia, «Never Gonna Give You Up» de Rick Astley, ou encore «Seven Nation Army» de The White Stripes, et la liste continue.
Lorsque les spectateurs reconnaissaient un titre, ils réagissaient toujours avec joie et enthousiasme.
Les artistes qui ont interprété les rôles principaux se sont avérés de très bons chanteurs, et ils avaient du coffre! Ces derniers n’ont pas eu à exécuter de nombreux numéros de danse, mais ils se mouvaient sur scène avec élégance, leur performance étant physique. Leur jeu d’acteurs était juste, et il était facile de s’attacher à leurs personnages.
Par moments, on a eu droit à des tableaux rigolos et d’autres touchants, voire dramatiques. La foule a modulé ses réactions en fonction des émotions jouées par les solistes et personnages principaux.

Photo: Matthew Murphy et Evan Zimme
En mettre plein la vue
Les chorégraphies étaient palpitantes et entraînantes, mais il arrivait à l’occasion que les danseurs ne soient pas synchronisés. Cependant, cela n’a en rien atténué le dynamisme de la comédie musicale.
La mise en scène, quant à elle, était très rythmée. L’un des moments solides de la représentation est sans contredit la chorégraphie sur la version tango de «Roxane» (succès de The Police), qui a électrisé la foule. Ce duo était formidable.
Les costumes des danseuses étaient absolument splendides, colorés et scintillants, parfaits pour les numéros de French cancan. Les costumes des hommes étaient plus sobres, à l’exception de celui d’Harold (joué par Robert Petkoff), le maître de cérémonie. Satine, pour sa part, était habillée de façon somptueuse.
Les décors étaient formidables, que ce soit l’enseigne du Moulin Rouge qui émerveille, la scène de spectacle, la Ville de Paris ou la chambre de Satine. Dans les tons chaleureux de rouge, on reconnaissait bien la signature visuelle de Baz Luhrmann (le réalisateur du film).

Photo: Matthew Murphy et Evan Zimme
Un seul bémol
Le grand bémol de la soirée, c’est définitivement la qualité du son qui était inégal, soit très (trop) fort, par moments, et à d’autres, étouffé.
Heureusement, cela n’a pas empêché l’auditoire de profiter pleinement de la comédie musicale, lui qui applaudissait avec fougue à chaque numéro, avant de faire une longue ovation à la fin.
La comédie musicale «Moulin Rouge!» en images
Par Matthew Murphy et Evan Zimme
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Photo: Matthew Murphy et Evan Zimme -
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L'avis
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