Le Festival Plein(s) Écran(s) fête ses dix ans avec une programmation de courts métrages éclatante – Bible urbaine

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Le Festival Plein(s) Écran(s) fête ses dix ans avec une programmation de courts métrages éclatante

Le Festival Plein(s) Écran(s) fête ses dix ans avec une programmation de courts métrages éclatante

Courts métrages gratuits, regards pluriels et rencontres uniques

Publié le 14 janvier 2026 par Catherine Lachapelle

Crédit photo : Festival Plein(s) Écran(s)

La programmation de la 10e édition du Festival Plein(s) Écran(s), présentée du 21 au 31 janvier 2026, s’annonce très riche et diversifiée. Le festival présentera gratuitement 36 courts métrages portés par des tonalités contrastées. Une nouveauté cette année, les films seront accessibles gratuitement sur leur site Web, plutôt que sur Facebook. Plusieurs activités connexes seront également offertes pour les mordus de cinéma. Pour l’occasion, je me suis entretenue avec la directrice générale et artistique du festival, Ariane Roy-Poirier.

Une programmation québécoise éclectique

32 films québécois sont en lice pour la compétition au cœur du festival. Cette sélection est assurée par un comité formé en 2026 de Lex Garcia, Catherine Brunet et Marc-Antoine Lemire, sous la direction artistique d’Ariane Roy-Poirier. «On va chercher des gens qui ont des sensibilités super variées, une expérience de vie variée, un regard varié», explique cette dernière. «Le court métrage au Québec, c’est très, très, très riche».

Cette pluralité se reflète à travers une programmation diversifiée. «C’est ce que le court métrage permet. En une heure, on peut vivre vraiment beaucoup d’émotions, visiter beaucoup d’univers et se faire raconter beaucoup d’histoires».

Voici sans plus tarder quelques œuvres à voir gratuitement sur pleinsecrans.com lors de cette édition anniversaire du Festival Plein(s) Écran(s)!

Photo: Festival Plein(s) Écran(s)

Mes murs-mémoire d’Axel Robin

Présenté les 21 et 22 janvier ∙ Durée: 13 min

Le documentaire d’Axel Robin, Mes murs-mémoire, présenté comme film d’ouverture, est un favori du comité de sélection du festival. «Si on l’a désigné comme film d’ouverture, c’est parce que c’est un gros, gros coup de cœur», exprime Ariane Roy-Poirier.

Le court métrage brosse le portrait de Rose G. Lévesque, artiste bientôt nonagénaire, qui a transformé sa maison en musée en peignant sur ses murs les paysages de sa vie. «C’est vraiment un film qui fait du bien. On en a besoin, je crois, en ce moment», témoigne la directrice du festival. «C’est ultra créatif, inventif, à l’image de la protagoniste».

perfectly a strangeness d’Alison McAlpine

Présenté le 22 janvier ∙ Durée: 15 min

Le documentaire sans dialogues perfectly a strangeness, sélectionné sur la liste courte de présélection aux Oscars dans la catégorie du Meilleur court métrage documentaire, se déroule dans l’éblouissante incandescence du désert Atacama.

Trois ânes y croisent un observatoire astronomique abandonné.

La cinéaste Alison McAlpine propose une exploration visuellement spectaculaire de notre façon de raconter des histoires et d’habiter le monde.

Mercenaire de Pier-Philippe Chevigny

Présenté le 22 janvier ∙ Durée: 15 min

Récompensé par le prix Iris du meilleur court ou moyen métrage de fiction au Gala Québec Cinéma, Mercenaire de Pier-Philippe Chevigny met en scène Marc-André Grondin dans le rôle d’un homme récemment sorti de prison.

Embauché dans un abattoir porcin par un programme de réinsertion sociale, il tente de se reconstruire dans une société qui lui offre peu de place, tout en réprimant une violence latente.

Le Punk de Natashquan de Nicolas Lachapelle

Présenté les 30 et 31 janvier ∙ Durée: 20 min

Ariane Roy-Poirier nomme également Le Punk de Natashquan, film de clôture de cette édition 2026 du festival, comme étant l’un de ses coups de cœur de la programmation. «C’est fait avec tellement de talent. L’image est magnifique», souligne-t-elle.

Quarante ans après la disparition du mystérieux «Punk de Natashquan», une communauté isolée replonge dans ses souvenirs.

Réalisé par Nicolas Lachapelle, ce court métrage explore la trace laissée par un personnage insaisissable, dont la présence continue de résonner à travers les récits et les générations.

Une fenêtre sur le monde avec Visions du Réel

Le festival propose aussi son volet documentaire Carte blanche, présenté en collaboration avec Visions du Réel. À cette occasion, une sélection de quatre courts métrages sera présentée le lundi 26 janvier. «Ça donne une petite pause de la compétition, mais on peut découvrir d’autres œuvres qui sont assez fracassantes», affirme-t-elle.

Au menu: Apoléon d’Amir Youssef, Contraindre d’Antoine Fontaine et de Galdric Fleury, Crushed de Camille Vigny et Souvenirs d’une journée parfaite de Davina Maria.

Au-delà de l’écran: des rencontres pour vivre le cinéma autrement

Outre son intéressant répertoire de courts métrages, Plein(s) Écran(s) offre également diverses activités à explorer lors du festival pour encourager les discussions entre créateurs et publics.

En effet, une classe de maîtres accueillera cette année Matthew Rankin (Une langue universelle) et Sophie Deraspe (Bergers) le 26 janvier. L’activité est présentée en collaboration avec Grand Écran et l’École des médias de l’UQAM dans la salle Jean-Claude Lauzon.

«En mettant Matthew et Sophie ensemble, on sent que ça va créer de belles choses» – Ariane Roy-Poirier

Même si elle est particulièrement utile pour les personnes étudiant en cinéma, la classe de maîtres est ouverte à tous gratuitement. «Tous les cinéphiles peuvent vraiment y trouver leur bonheur, parce que ce sont des moments privilégiés».

Enfin, l’activité de Lecture de scénarios revient le 29 janvier. Pour cette édition 2026, Jean-François Leblanc (Vil & Misérable) sera à la mise en lecture des textes. L’équipe d’interprètes de l’activité inclut Guillaume Cyr, Patrick Abellard, Schelby Jean-Baptiste, Sandrine Buisson et Anne-Élizabeth Bossé (qui est également porte-parole du festival).

«Le but, c’est vraiment de mettre en valeur l’écriture scénaristique. Il n’y a pas énormément d’habillage. On est vraiment dans le jeu et l’écriture.»

Pour ne rien manquer de cette programmation éclatante

Les films seront accessibles sur le site pleinsecrans.com durant 24 heures seulement. Le public est alors invité à commenter et à échanger avec les cinéastes. «Ça leur permet de discuter entre eux, de vivre une expérience commune, mais à la maison», explique Ariane Roy-Poirier.

Le site Web est aussi une excellente manière de rester à l’affût des autres activités et offres de Plein(s) Écran(s), et ce, tout au long de l’année. La collection de tous les courts métrages présentés lors de la 10e édition y sera notamment disponible du 1er au 28 février au coût de 15$, grâce au Ciné-Club Plein(s) Écran(s).

Créer votre compte sur le site Web de Plein(s) Écran(s) dès maintenant pour vous familiariser avec la plateforme avant le grand coup d’envoi. Ainsi, dès le début du festival le 21 janvier, tout sera en place pour que vous commenciez à visionner et à échanger!

*Cet article a été produit en collaboration avec Plein(s) Écran(s).

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