3 bonnes raisons de lire «La femme de ménage» de Freida McFadden – Bible urbaine

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3 bonnes raisons de lire «La femme de ménage» de Freida McFadden

3 bonnes raisons de lire «La femme de ménage» de Freida McFadden

La recette gagnante d’un thriller devenu un phénomène mondial

Publié le 5 octobre 2025 par Éric Dumais

Crédit photo : J'ai Lu

Jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais entendu parler de Freida McFadden, nom de plume d’une médecin américaine qui exerce dans la région de Boston et qui s’est spécialisée dans les lésions cérébrales avant de devenir – coup de chance ou talent inné? – une écrivaine de renommée internationale dont les romans sont traduits dans 40 langues et vendus à plus de 6 millions d’exemplaires. C’est qu’avec son roman «La femme de ménage», l’autrice a en quelque sorte créé un monstre en imaginant sur papier le personnage de Millie Calloway, ex-détenue de belle apparence – pour ne pas dire canon – qui semble, depuis qu'elle a été remise en liberté, de retour sur le droit chemin, mais… est-ce réellement le cas? Et si la vérité était plus sombre encore que son passé nébuleux?

L’art de créer une atmosphère inquiétante avec force rebondissements

L’une des raisons qui expliquent le succès phénoménal qu’a récolté Freida McFadden ces dernières années, c’est définitivement son don de raconter une histoire avec aplomb et d’accrocher notre curiosité à un tel point qu’on n’a plus envie de rien, si ce n’est de tourner les pages encore plus frénétiquement, plus le récit progresse, tellement elle nous a englués dans sa toile à l’instar d’une araignée douée pour capturer ses proies.

Heureusement pour nous, on ne court aucun danger à lire ses livres, et on n’a pas à subir la vision d’une araignée fondant sur nous, contrairement à ses personnages qui, eux, se mettent tellement les pieds dans les plats, comme poussés par d’irrésistibles pulsions, qu’ils finissent par nous mettre carrément sur les nerfs à force de prendre de mauvaises décisions!

Sa plume, hyper addictive, est d’une simplicité déconcertante: elle coule à flots, et c’est le cas de le dire, sans débordement, sans fioriture, et elle a cette particularité d’être juste assez articulée pour nous permettre de nous laisser aller pleinement à notre loisir, sans jamais avoir à relire une phrase, pour en comprendre le sens, ou à chercher un mot inconnu dans le dictionnaire, parce qu’elle se la joue érudit du jour.

L’auteure américaine Freida McFadden. Photo: Mira Whiting (gracieuseté Hachette Book Group)

Parce que ses personnages sont tous plus intrigants les uns que les autres

Et j’ose ajouter: pas seulement ses protagonistes! Même ses personnages secondaires ont tous, autour de leur tête, cette aura inquiétante et ce regard mystérieux au creux de l’iris.

Dans La femme de ménage – et c’est d’ailleurs cette technique narrative qu’elle met en œuvre à travers son écriture – l’auteure nous décrit l’action à travers les yeux de ses protagonistes par le biais d’une narration omnisciente, ce qui nous donne un libre accès – loin d’être total – à la psychologie de ceux-ci.

À l’instar d’un psychologue qui tente d’entrer dans la tête d’un de ses patients pour pouvoir poser un diagnostic, il faut faire preuve de patience – et d’acharnement – avant de connaître la vérité, car Freida McFadden n’a pas l’intention de nous divulgâcher la finale spectaculaire qu’elle a préparée avec tant de soin!

Ainsi, Millie Calloway, dans ce roman, a l’apparence d’une jeune femme blonde au cœur grand qui ne souhaite qu’une chose: trouver un job dans lequel elle pourra enfin s’épanouir – en tout cas plus que celui de barmaid où elle côtoyait d’éternels dragueurs – et gagner un salaire décent lui permettant d’être à l’aise financièrement, et de s’offrir un cadre de vie plus… décent, disons, que sa triste réalité du moment.

Car n’oublions pas un fait essentiel: derrière les traits de cette trentenaire qui semble aussi innocente qu’un chat rôdant auprès d’un vase en mille miettes se cache une ex-détenue, sans domicile fixe, qui vit et dort dans sa vieille Nissan déglinguée et dont on ignore à peu près tout. Pourquoi a-t-elle été incarcérée pendant dix ans? Comment se fait-il qu’elle n’ait ni famille ni amis? Et, Seigneur, qu’est-ce qui explique qu’une femme avec son savoir-faire et sa débrouillardise se retrouve sans toit du jour au lendemain?

Et le pire dans tout ça, c’est que l’auteure, en bonne manipulatrice, réussit à détourner notre attention de l’essentiel, en déplaçant nos soupçons sur d’autres personnages – dans ce cas-ci, Nina, Andrew, Cecelia, membres de la famille Winchester, chez qui elle a été engagée pour être la gouvernante. Et non loin, il y a Enzo aussi, le jardinier italien sexy qui baragouine quelques mots d’anglais et qui l’a drôlement intriguée en lui lançant un mot, comme une mise en garde.

Et quel était ce mot? Je vais vous le dire, car il ne divulgâche rien, absolument rien. Même qu’il va vous donner l’envie d’en connaître le sens.  Ce mot, qu’il lui a balancé discrètement, de peur d’être entendu, c’est «pericolo» qui signifie «danger» en italien.

Et parce qu’elle réussit le tour de force d’écrire des histoires qui deviennent d’emblée des bestsellers!

Freida McFadden n’a pas écrit que La femme de ménage! Ce roman, intitulé The Housemaid en langue originale anglaise, est certes son titre phare, mais l’écrivaine a publié à ce jour une vingtaine de romans et quelques nouvelles, ce qui prouve qu’en plus d’avoir l’inspiration dans le sang, elle est d’une productivité quasi machinale!

Aux États-Unis, en 2024, ses livres étaient parmi les plus vendus selon le New York Times, statut qui a permis à l’auteure de devenir l’une des nouvelles sensations du moment en matière de thrillers à succès. Et ce n’est pas tout: elle a même réussi à détrôner des auteurs de renommée, tels que John Grisham ou James Patterson, c’est dire. Même au Québec, son livre, de même que La prof (dont je vous parlerai très prochainement), se sont hissés dans le Top 10 des livres les plus vendus dans plusieurs librairies indépendantes et Renaud-Bray. Même en France, on s’arrache les traductions françaises de ses bouquins…

Et qui dit grand succès littéraire dit évidemment adaptation au cinéma! En effet, Lionsgate s’est emparé des droits de production pour adapter La femme de ménage au grand écran, et c’est la scénariste Rebecca Sonnenshine (The Boys, Vampire Diaries) qui fait équipe avec le réalisateur Paul Feig (A Simple Favor, Ghosbusters). Reste qu’ils ont une sacrée pression sur les épaules, vu l’enthousiasme des fans!

Et qui de mieux placée que Sydney Sweeney (Euphoria, The Voyeurs, Immaculate), en blonde fatale au profil tape-à-l’œil, pour incarner le personnage de Millie Calloway? Je me le demande! Le reste de la distribution fait saliver: Amanda Seyfried interprétera la cruelle Nina Winchester, Brandon Sklenar jouera, quant à lui, le séduisant milliardaire Andrew, Indiana Elle se glissera dans la peau de l’ignoble fillette Cecelia, et Michele Morrone dans celle d’Enzo, l’énigmatique jardinier.

La sortie du film au Canada est prévue pour le 25 décembre, jour de Noël.

En définitive, courez en librairie, si ce n’est déjà fait, vous procurer La femme de ménage: c’est un pur joyau pour qui aime les histoires intrigantes et angoissantes, et les revirements de situation inattendus. Et bien sûr, comme vous serez tout autant accro que moi après cette lecture, la suite de la série, Les secrets de la femme de ménage (tome 2), La femme de ménage voit tout (tome 3) et La femme de ménage se marie (hors-série qui peut se lire entre les tomes 2 et 3 ou après le 3), sont déjà disponibles.

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