«J’ai déjà», animé par Ben Lefebvre à l’occasion de Zoofest 2015 – Bible urbaine

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«J’ai déjà», animé par Ben Lefebvre à l’occasion de Zoofest 2015

«J’ai déjà», animé par Ben Lefebvre à l’occasion de Zoofest 2015

Sortir les squelettes du placard

Publié le 22 juillet 2015 par Camille Masbourian

Crédit photo : Louis Longpré

Disant s’être inspiré des «affaires» Joël Legendre, Claude Poirier et Marie-Chantal Toupin, Ben Lefebvre a créé le spectacle J’ai déjà dans le but de raconter publiquement tout ce qu’il a fait de gênant ou même de carrément honteux dans sa vie, avant que les médias ne s’en emparent et transforment le tout, comme il est arrivé récemment avec ces trois artistes. Entre chacun des autres humoristes invités à venir raconter leurs histoires, Ben Lefebvre lit au hasard des secrets écrits par des spectateurs à leur entrée dans la salle, les commente et pose des questions.

Ainsi, le spectacle prend forme sous les yeux du public puisque l’animateur improvise des commentaires sur ce qu’il lit au fur et à mesure qu’il pige les secrets dans la boîte. Même les humoristes invités ne sont jamais les mêmes d’une fois à l’autre, ce qui permet d’offrir un spectacle complètement différent chaque soir.

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Le premier invité, Charles Deschamps, «un des propriétaires du club Le Bordel, peut-être celui que vous avez le moins le goût de voir, mais celui qui risque le plus de vous surprendre», dixit Ben Lefebvre, n’était malheureusement pas au meilleur de sa forme. Il a livré une performance correcte, qui ne semblait pas préparée du tout, et qui manquait de punch et de mordant.

Heureusement, les deux invités suivants, Martin Racine et Julien Lacroix, ont offert de très bons numéros qui ont vite fait oublier les faux pas de Deschamps. Martin Racine a notamment raconté une soirée qui aurait pu mal tourner alors qu’il jouait à un jeu érotique avec sa copine lors de leur cinquième anniversaire de couple, ainsi qu’une très bonne histoire de jeunesse, mettant en scène des ados de 17 ans qui ont eu l’idée, en pleine nuit, d’aller dévaler une pente de ski sur un matelas. Une idée qui s’est terminée avec un bras cassé, et le matelas qui termine sa course dans la baie vitrée du chalet en bas de la pente.

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Quant à Julien Lacroix, connu pour ses capsules absurdes partagées sur sa page Facebook, il a raconté la fois où il s’est retrouvé dans un club de danseuses avec son collègue Yannick de Martino, et qu’il a failli se battre avec un client, nettement plus gros que lui, après l’avoir insulté avec une blague ratée. Julien Lacroix, le plus jeune des invités, a offert le meilleur numéro de la soirée.

C’est JC Surette qui a conclu ce spectacle en offrant un numéro plutôt bon, mais qui n’a pas déclenché autant de rires que son prédécesseur. Malgré le retour de Ben Lefebvre pour la conclusion, J’ai déjà s’est terminé un peu en queue de poisson, mais il peut en être tout autrement les autres soirs.

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Ce qui ne change pas d’une représentation à l’autre, on l’espère, c’est l’énergie, la répartie, la spontanéité et l’efficacité de l’animateur. Il en faut pour que le concept d’improvisation fonctionne bien, et c’est le cas, malgré quelques secrets plus ordinaires, ou trop trash. Il faut dire que la salle – la balustrade du Monument-National – offre l’ambiance idéale pour ce genre de spectacle intime, où le public fait partie intégrante de la représentation.

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