LittératureRomans québécois
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Bien qu’elle rêve d’une passion digne des plus grands romans Harlequin, elle est incapable de s’engager avec les hommes qui passent dans sa vie, prenant chaque petit désagrément comme un signe envoyé par son défunt père. Exaspérées, ce sont ses sœurs et sa mère qui décident finalement de prendre les choses en main, ce qu’Abigaëlle commence par voir comme une intrusion dans sa vie privée, puis comme un geste de pitié de la part de sa mère qui, ayant récemment rencontré quelqu’un après des années de veuvage, ne souhaite pas qu’Abigaëlle soit la seule célibataire lors des brunchs dominicaux.
Au contact d’Éric, le coach amoureux, elle apprend à s’ouvrir, à faire confiance, à prendre les devants, et surtout, qu’elle doit magasiner les amoureux comme elle magasine une paire de jeans: elle doit trouver celui qui lui colle parfaitement à la peau et qui avantage ses formes. Et si l’homme parfait se trouvait beaucoup plus près d’elle qu’elle ne le pense?
Bien que proposant une histoire racontée mille fois, Stéphanie Bourgault-Dallaire réussit à le faire avec une légèreté et un humour absolument rafraîchissant. Impossible de ne pas tomber sous le charme de cette Abigaëlle, une femme forte et indépendante, à l’opposé de bien des personnages de chicklit, dont la vie semble n’avoir aucun sens sans un homme à leurs côtés. Abigaëlle rêve d’amour, oui, mais elle est surtout la fille typique du 21e siècle qui n’est pas si malheureuse dans son célibat, mais qui en a marre de répondre à la question: «Pis? Quand est-ce que tu nous présentes ton chum?».
Pour un premier roman, l’auteure, également enseignante, s’en sort très bien. Bien que la ville où habite Abigaëlle ne soit jamais nommée, on comprend que l’héroïne peut venir aussi bien de Montréal que d’Edmonton, où habite l’auteure depuis maintenant huit ans. Ça fait du bien à l’occasion de sortir du Mile-End et des bars de la rue St-Laurent. Ce roman n’était que le premier tome d’une série, on attend la suite avec impatience!
L'avis
de la rédaction