ThéâtreCritiques de théâtre
«Le Mardi où Morty est Mort» à la Maison de la Culture du Plateau-Mont-Royal
Le succès d'une première lecture amusante et rafraîchissante
Crédit photo : Gracieuseté Théâtre de l'Opsis et Jean-Louis Fernandez
L’histoire débute avec le subit décès de Papy Johan alors qu’il a le nez dans son café. Sa femme Édith apprend du même coup qu’elle est atteinte d’un cancer incurable. L’avenir se mêle au passé, on se confond dans le rapport entre l’espace et le temps. De son côté, Amanda la petite-fille s’éprend du bel Herbert alors qu’elle envisageait de mettre un terme à sa liaison capotante avec le jean-foutre Sonny. Le Pasteur son père perd quant à lui la raison et se retrouve à deux doigts de l’implosion. Parmi tout ce petit monde, il y a Morty, le chien d’Herbert tanné des sursauts d’humeur de son maître Herbert, de qui part toute ce joli désordre en s’enfuyant à l’improviste.
Mise en lecture par Marie-Ève Huot, suite à une traduction du suédois de Marianne Ségol-Samoy et Karin Serres, cette pièce est bourrée d’interjections, de répétitions, de mots lancés à l’échappé pour rebondir de nouveau. Dans une farce toute métaphysique bouleversant les rapports sociaux temporels, Rasmus Lindberg arrive à combiner joliment dans ses textes le théâtre à la spontanéité de la bande dessinée.
Aux allures d’éloge funèbre, ici «on rit de ce qui est grave», la pièce n’en est pas moins drôle et vivante, les acteurs lisent chacun à leur tour leurs répliques piquantes, Claude Despins passe d’Herbert au Papa Pasteur remarquablement alors que Francis-William Rhéaume se révèle drolatique dans le rôle du risible Sonny. Rien que par les mots et les intonations, la petite bande d’acteurs (avec aussi Micheline Bernard dans le rôle d’Édith et Rachel Graton dans celui d’Amanda) arrive à nous faire rire du début à la fin et entretient magnifiquement l’absurdité de notre société tiraillée par ses incertitudes.
Quatre lectures sont encore à venir à la Maison de la Culture du Plateau-Mont-Royal et on est déjà impatient d’assister à celle du mercredi 2 mars où l’Islande sera cette fois mise à l’honneur avec Les Enfants d’Adam d’Audur Ava Ólafsdóttir.
Collaborateur
Actuellement en rédaction d'un mémoire sur l'état du journalisme culturel au Québec, Benjamin érige la culture au rang de culte.
L'avis
de la rédaction
Nos recommandations :
«Le miel est plus doux que le sang» de Catherine Vidal au Théâtre Denise-Pelletier
«4.48 Psychose» de Sarah Kane, avec Sophie Cadieux au Théâtre La Chapelle
Quoi voir Prochainement?
Le festival La Virée Trad présente une édition spéciale 2.0 entièrement en ligne!
Pour sa 58e édition, le Festival d’été de Québec accueillera Limp Bizkit, Kesha, Muse, Gwen Stefani, Patrick Watson et plus
OSHEAGA 2026 dévoile sa programmation avec Twenty One Pilots, Tate McRae, Lorde et bien plus!
Le Vans Warped Tour 2026 dévoile sa programmation complète!
«L’Orestie» d’Eschyle au TNM du 22 septembre au 21 octobre 2026
Vos commentaires

