SortiesCirque
Crédit photo : Benoit Vermette (Page Facebook de la TOHU)
Le projet de Simple Space est né d’abord d’un désir de travailler entre amis et de se lancer des défis. C’est pour cette raison que les interprètes se dépassent tout au long du spectacle afin de tester leurs limites. Ces concours de sauts à la corde, de gonflage de ballons ou de saltos arrières donnent lieu à une part d’imprévu très ludique. Chaque soir, les artistes cherchent à sortir vainqueurs des différents tests d’aptitude présentés sur scène.
Comme le titre du spectacle l’indique, tous les éléments de mise en scène se conjuguent pour mettre en valeur la performance physique des acrobates. On ne retrouve pas de décor ni de costumes élaborés. Les éclairages se résument à quelques lampes sur pied que les artistes allument et éteignent entre chacun des numéros. Même la musique se tait parfois pour laisser entendre la respiration haletante des performeurs après leurs efforts soutenus, brisant ainsi l’illusion de facilité qui aurait pu ressortir des numéros très bien maîtrisés.
Toutefois, l’intimité que nécessite le spectacle est mal servie par l’immensité de la TOHU. Lors de sa création, les artistes dévoilaient leur fragilité à des spectateurs assis tout près d’eux. Comment le mentionnait Triton Tunis-Mitchell, un des fondateurs de la compagnie, le public pouvait constater «[leur] sueur, [leurs] tremblements, [leurs] déséquilibres». L’Agora de la danse arrivait sans doute mieux à rassembler les acrobates et le public.
Spectatrice aguerrie
Sara Thibault est passionnée par la culture. Depuis une dizaine d'années, elle carbure aux spectacles de théâtre et de danse.
L'avis
de la rédaction
Nos recommandations :
Quoi voir Prochainement?
Le festival La Virée Trad présente une édition spéciale 2.0 entièrement en ligne!
«Il fera trop froid», un spectacle de Thomas Duret à voir à La Cité-des-Hospitalières en transition du 21 janvier au 1er février 2025
«Interceptés» d'Oksana Karpovych, une œuvre documentaire choc qui prendra l'affiche au Québec dès le 31 janvier 2025
Vos commentaires