Spécial Francouvertes | «Dans la peau de...» Cherry Chérie – Bible urbaine

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Spécial Francouvertes | «Dans la peau de…» Cherry Chérie

Spécial Francouvertes | «Dans la peau de…» Cherry Chérie

«Pas l’choix de nous rabattre sur nos capacités à mettre la piste de danse à feu et à sang»

Publié le 27 mars 2015 par Éric Dumais

Crédit photo : Le Foutoir et www.delcampe.net

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste québécois, qu’il soit chanteur ou musicien, écrivain ou humoriste, afin d’en connaître un peu plus sur lui et de permettre à ses admirateurs de se glisser dans sa peau, en 5 étapes faciles. Cette semaine, on a interviewé Cherry Chérie, l'un des 21 participants du concours-vitrine Les Francouvertes, qui est prêt à mettre la piste de danse à feu et à sang pour gagner!

1- Comment est né votre projet et comment définiriez-vous votre style musical à vos grands-parents, par exemple?

«Cours d’italien à l’UQÀM, session automne 2009. Paolo et Alexandre (devenu Alessandro pour les besoins du cours), décident de se partir un duo reprenant les grands classiques des années 50 et 60. Subjugué devant l’énorme talent du duo (on écrit nous-même notre bio, je sais), Gabriel offre ses services de bassiste et ceux de son bon copain: Étienne le Drummer (nom de famille fictif).

(Gabriel aimerait apporter quelques correctifs à la phrase précédente: «J’avais plutôt pitié d’eux, et par grandeur d’âme, je me suis offert de les rescaper d’un naufrage à venir.)

Bref, le monstre à 4 têtes se forme et se donne comme objectif de faire danser le Québec comme à l’époque où on disait «un orchestre» au lieu d’un band et un «concert» au lieu d’un spectacle. Écoutant leur désir profond de rocker en français, le quatuor se lance dans la folle aventure de laisser de côté un salaire médiocre de «band de reprises», pour un salaire «plus que médiocre» avec leurs chansons originales.

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Mère-Grand, je te décrirai notre musique en utilisant des références que tu connais. On fait de la musique «rétro-trash-bonbon».

Rétro, parce qu’on aime beaucoup ton époque (mais pas obligée de m’en parler pendant tout l’après-midi. Je sais que tu as rencontré Pépère près du jukebox alors qu’il buvait son Coca-Cola dans une bouteille en vitre. Pas mal plus romantique que Tinder. Tinder c’est quoi? C’est comme un service d’escortes, gratuit, consentant. Bref, on s’éloigne du sujet.)

Trash, parce qu’on aime monter la distorsion et faire crier filles et garçons. Non, on est pas bisexuels grand-maman, c’est juste une expression

Bonbon, parce qu’on aime les harmonies vocales comme Frankie Vallie & The Four Seasons.

Tu sais, le band qui sonne comme les Jersey Boys?»

2- Nommez trois chansons kitsch que vous aimeriez reprendre à votre sauce et dites-nous pourquoi? On veut savoir!

  • «La poupée qui fait non»? Déjà fait.
  • «Douliou Douliou Douliou St-Tropez»? Ça aussi.
  • «Donne moi ta bouche»? Ouais.

Finalement… on est vraiment kitsch.

R’marque que «Donne moi ta bouche» peut avoir une connotation intéressante.

3- À part la musique, car on s’entend que vous ne devez pas en vivre encore!, quelles sont vos occupations du moment? Que seriez-vous prêts à faire pour vivre de votre musique?

«Rappelle nous le pas.

On a tous lâché nos emplois (c’est pas des blagues). Partiellement, ou complètement. Et là on parle de «jobs de monsieurs»: que ce soit en génie (informatique et industriel), en politique ou en travail social, on a tous décidé de se lancer tête première dans la musique.

On est en attente de médication.»

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