Le nouvel album homonyme de Paramore – Bible urbaine

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Le nouvel album homonyme de Paramore

Le nouvel album homonyme de Paramore

Zone de confort

Publié le 9 avril 2013 par Éric Dumais

Crédit photo : Fueled By Ramen

La rouquine Hayley Williams et sa bande sont de retour, après le moyen Brand New Eyes (2009), avec un quatrième album homonyme où, malgré la zone de confort évidente, on retrouve une certaine maturité musicale ayant laissé ses traces depuis la période adolescente d’All We Know is Falling (2005).

La chanson «Decode», composée exclusivement pour la bande sonore du film à succès Twilight, marquait déjà en 2009 un passage vers le monde adulte pour Paramore, une formation pop-rock du Tennessee qui avait d’emblée prouver avec la sortie de Riot! (2007), son album phare, qu’elle avait l’habitude des mélodies envoûtantes et rythmées à souhait.

Pourtant, Paramore, contrairement d’autres groupes au bagage similaire tels que Fall Out Boy, Panic! At the Disco ou encore Flyleaf, n’est jamais tombé dans la facilité contagieuse, laquelle est la résultante d’un manque d’inspiration flagrant, ou simplement d’un désir flagrant de demeurer dans le populaire, ce qui n’est pas du tout le cas ici.

Certes, le producteur Justin Meldal-Johnsen, alias JMJ, qui a travaillé auprès de Beck, M83 et Gnarls Barkley, a été un atout pour le groupe, puisqu’il a pu leur faire bénéficier de son expérience et leur offrir une réécoute de leurs chansons. Et le résultat est tout le contraire de Green Day qui, avec sa récente trilogie !Uno!, !Dos! et !Tré!, n’a pas récolté les éloges tant espérés après un retour déconcertant aux racines punk les plus élémentaires.

La pièce «Fast in My Car» ouvre l’album bruyamment, avec une batterie pesante où la guitare agressives côtoie des gargouillis synthétiques, signe d’une légère évolution musicale, mais sans plus. Hayley Williams y retrouve sa zone de confort au niveau vocal, son chant oscillant à nouveau dans les contrées pas si éloignées d’Avril Lavigne.

Le single «Now» vient définitivement redessiner l’image pop-punk de Paramore, qui déploie ici une ligne de guitare plus assurée qu’avant, mais heureusement les vocalises dynamiques de Williams, très ressemblantes à celles de Riot!, redore l’ensemble sans jamais le faire tomber dans l’agressivité pure et dure.

Les pièces «Grow Up», «Daydreaming» et «Ain’t No Fun» sont parmi les plus groovy de l’album, surtout cette dernière, qui met bien de l’avant le mariage entre la slap-bass de Jeremy Davis et la voix chevrotante de Hayley Williams, qui a décidément pris du coffre avec les années.

Les dix-sept nouvelles chansons finissent inlassablement, peut-être à cause de leur grande ressemblance, par nous faire plonger dans l’ennui le plus total, mais c’est la voie empruntée par Paramore, qui a néanmoins trouvé son style propre, et peu importe où ils iront, nous les suivrons.

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