«La petite anecdote de...» Mélanie Venditti et la fois où elle a laissé les notes s'exprimer – Bible urbaine

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«La petite anecdote de…» Mélanie Venditti et la fois où elle a laissé les notes s’exprimer

«La petite anecdote de…» Mélanie Venditti et la fois où elle a laissé les notes s’exprimer

Comme quoi, la musique, ce n'est pas juste des notes!

Publié le 28 février 2022 par Claire Groulx-Robert

Crédit photo : Kelly Jacob

Chaque semaine, Bible urbaine demande à des artistes de tous horizons de raconter une anecdote ludique, touchante ou simplement évocatrice sur un thème inspiré par son œuvre. Cette fois, c'est au tour de Mélanie Venditti de se prêter au jeu! L'auteure-compositrice-interprète nous confie la petite histoire derrière l'enregistrement d'une de ses chansons qui figure sur son album «Épitaphes», paru en 2019. Découvrez comment quelques accords timidement grattés à la guitare lui ont permis de faire naître en studio une énergie impossible à recréer en spectacle...

L’anecdote s’est déroulée la semaine où on était aux Breakglass Studios pour enregistrer mon premier album, Épitaphes. Il me restait une seule chanson à enregistrer et je ne l’avais encore interprétée devant personne. Je ne savais pas à ce moment-là si j’allais l’enregistrer en solo ou pas.

Je me suis donc installée dans un coin avec Mandela Coupal-Dalgleish, le batteur, pour lui jouer timidement les accords de la chanson à la guitare, tout en chantant à moitié les paroles.

Ses yeux se sont plissés et il est devenu très concentré. Après une ou deux minutes, il s’est posé derrière son drum, maillets aux mains. Je n’avais jamais entendu Mandela jouer aussi doucement. C’est parce qu’il m’écoutait très fort.

Après mes derniers accords, j’ai rapproché ma chaise pour rejouer ma chanson près de lui. Étienne Dupré, le bassiste, nous entendait depuis la cuisine du studio, et il est venu se joindre à nous.

Comme son ampli était dans une autre pièce et que je n’avais pas envie de mettre mes écouteurs, je n’entendais pas ses notes, mais il jouait de la basse à côté de moi, et je faisais confiance au moment.

Il y avait aussi un orgue plus loin. Peu après, le multi-instrumentiste Blaise Borboën-Léonard s’y est installé et s’est mis à produire des notes simples; c’était tellement beau.

Et puis, sans que je m’en rende vraiment compte, Tonio Morin-Vargas avait commencé à placer les micros pour les instruments acoustiques. Ensuite, un piano s’est rajouté de façon plus rythmique que mélodique, pour être complémentaire à l’orgue. Guillaume Guilbault s’est mis à jouer comme s’il connaissait déjà la chanson. Comme lui et Blaise se trouvaient loin de nous, ça donnait une dimension musicale très spéciale.

Personne ne parlait, on laissait le moment et la musique s’exprimer. On a enregistré la pièce en deux ou trois fois seulement. C’était magique.

On n’a jamais réussi à recréer cette version en spectacle, qui est pourtant assez simple. Comme quoi la musique, c’est pas juste des notes!

J’avais un prof de chorale au secondaire qui disait souvent: «Il ne faut pas chanter les notes les unes après les autres, mais l’une à cause de l’autre.» C’est une citation qui m’est toujours restée en tête.

Alors voilà, c’était ma petite anecdote.

Oh, et j’allais oublier, la chanson en question c’était «Je n’ai jamais vu de ciel si noir».

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Cliquez sur l’image pour en découvrir davantage sur la douce musique de Mélanie Venditti, et pour lire d’autres petites anecdotes, c’est par ici!

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