«Happy Mistake» de Raphael Gualazzi – Bible urbaine

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«Happy Mistake» de Raphael Gualazzi

«Happy Mistake» de Raphael Gualazzi

Crooner dans l’âme

Publié le 7 mai 2013 par Éric Dumais

Crédit photo : Six Media

Le premier single «Don’t Call My Name» en fait foi, Raphael Gualazzi a un sens inné des mélodies accrocheuses et des pièces éclectiques où la soul embrasse le jazz et où la pop rencontre la chanson française pour créer Happy Mistake, un cocktail musical original et rafraîchissant.

Alternant la joie de vivre de Matt & Kim et la spontanéité de Regina Spektor, Raphael Gualazzi, en digne héritier de Frank Sinatra, est un vrai crooner dans l’âme, piochant sur les touches de son piano avec élégance, toujours dans l’intention ferme de faire décrocher un sourire sur le visage de son auditeur.

Certes, sa maîtrise des rouages de la musique jazz lui permet de sortir des terrains battus et d’offrir un produit mixte qui rejoint un large auditoire. Doigts qui galopent sur le clavier de son piano, Raphael Gualazzi n’a pas peur de groover et de pousser la note, façon Mika.

La meilleure pièce de l’album est décidément «Don’t Call My Name», dans laquelle la rythmique endiablée est propulsée par la trompette de Fabrizio Bosso et un passage swing tout ce qu’il y a de plus entraînants.

Autrement, «Baby What’s Wrong» ouvre l’album impeccablement, nous faisant découvrir le chant de gorge de l’artiste, situé quelque part entre Woodkid et Paolo Conte, ainsi que sa polyvalence qui séduit en un claquement de doigts.

Parmi les bons coups, citons «Senza Ritegno» et l’ultra jazzée «L’ami d’un italien Rainbows)», avec la participation spéciale de Camille, dont la voix fluette mais puissante s’ajuste à merveille avec le chant de Gualazzi.

The Puppini Sisters font également acte de présence sur cet opus, notamment sur la chanson «Welcome to My Hell», qui allie influences folk et soul avec des chœurs aussi motivés qu’une messe gospel en plein Harlem.

Parfois, on sent que l’artiste s’éparpille un peu trop de sa zone de confort pour se lancer dans des styles éclatés qui ne lui ressemblent pas ou très peu. Ici, on pense notamment à «Mambo Soul», avec sa dynamique mambo qui contraste légèrement avec l’ambiance général de l’album.

Raphael Gualazzi, malgré tout, est un nom à retenir pour ceux qui aiment voyager vers différents territoires musicaux dans le confort de leur La-Z-Boy.

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