«L'entrevue éclair avec...» Marie Beaupré, Mariane Gaudreau et Audrey Woods des Mauvaises Herbes – Bible urbaine

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«L’entrevue éclair avec…» Marie Beaupré, Mariane Gaudreau et Audrey Woods des Mauvaises Herbes

«L’entrevue éclair avec…» Marie Beaupré, Mariane Gaudreau et Audrey Woods des Mauvaises Herbes

Un automne, deux livres de produits maison à (re)découvrir!

Publié le 6 octobre 2021 par Mathilde Recly

Crédit photo : Jacinthe Morin

Dans le cadre de «L’entrevue éclair avec…», Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur sa personne, sur son parcours professionnel, ses inspirations, et bien sûr l’œuvre qu’il révèle au grand public. Aujourd’hui, on a jasé avec Marie Beaupré, Mariane Gaudreau et Audrey Woods, les trois filles derrière le projet intitulé Les Mauvaises Herbes. Cet automne, elles font d'une pierre deux coups en sortant une nouvelle édition d'«À fleur de pots», un livre sur la fabrication maison de cosmétiques naturels, et «Remue-ménage: Produits ménagers maison», un tout nouvel ouvrage pour confectionner soi-même des produits d'entretien écologiques! Prêt.e.s à prendre le virage? C'est parti!

Marie, Mariane et Audrey, vous avez une passion commune pour la fabrication de cosmétiques et de produits ménagers maison! On est curieux de savoir: d’où vous est venue la piqûre pour cette activité, et dans quel contexte avez-vous décidé de lancer votre entreprise Les Mauvaises Herbes (anciennement les Trappeuses) en 2014?

«Pour chacune de nous trois, la motivation au départ était totalement environnementale. Nous avions le désir de contrôler ce qu’on utilisait sur notre peau et dans notre maison afin d’éviter, entre autres, les ingrédients qui peuvent être nocifs tant pour l’environnement que pour notre santé. Ça s’inscrivait dans une démarche minimaliste et durable, et dans notre envie de partager nos découvertes avec les gens.»

«Au début, notre petit projet était complètement bénévole. Il s’est mis à croître de façon un peu imprévue, sans cesser de grandir. De plus en plus de gens nous suivaient assidûment et une communauté a commencé à se créer autour de notre blogue Les Trappeuses, qui nous a donné naissance.»

«C’est devenu plus grand que nous, au point où, en 2017, nous étions à la croisée des chemins: nous devions soit abandonner notre projet puisqu’il nous prenait beaucoup trop de temps en plus de nos emplois respectifs, OU trouver une manière de transformer le projet en entreprise. Et c’est ce qu’on a fait! Les gens nous demandaient tous les jours à quel endroit acheter les ingrédients de nos recettes. On savait donc que ce nouveau projet avait définitivement du potentiel. Alors, on a fait le saut en 2018!»

En plus de partager vos recettes et secrets sur le web grâce à votre plateforme et votre chaîne YouTube, vous tenez votre magasin sur la Plaza Saint-Hubert où vous vendez notamment matières premières, plantes médicinales, huiles essentielles, contenants et outils. Quelles sont vos fonctions respectives dans votre projet Les Mauvaises Herbes? Avez-vous des rôles bien précis, ou alternez-vous les tâches aléatoirement?

«Nos rôles sont précis, tout en se chevauchant. Ça dépend! Haha.» 

«Sur le plan du développement de l’entreprise, nous sommes toutes les trois impliquées: nouveaux produits, nouvelles recettes, nouveaux projets, etc. Nous voulons que l’entreprise soit alignée avec notre vision et notre mission, et le fait d’être toutes trois impliquées dans le processus nous permet de nous challenger, de nous remettre en question, d’aller plus loin et de nous assurer que l’entreprise corresponde à notre vision commune.»

«En ce qui concerne les tâches plus “quotidiennes”, les rôles sont plus précis. On pourrait les répartir comme suit:

  • Audrey est responsable du volet administratif et financier;
  • Mariane est responsable du volet marketing et communications;
  • Marie est responsable du volet recherche et technologie.»

Le 6 octobre prochain, les Éditions de l’Homme vont faire paraître une nouvelle édition de votre livre À fleur de pots: Cosmétiques maison simples, paru en 2018 et écoulé à plus de 30 000 exemplaires – wow! Au fil des pages, vous y proposez une introduction à la fabrication de cosmétiques maison, tels que «des beurres, baumes, exfoliants, nettoyants, hydratants, shampoings secs et autres produits on ne peut plus sains». Quel a été le déclic qui vous a poussées à réunir dans un même ouvrage toutes ces astuces et recettes?

«Avant de répondre à la question, on pense qu’il est important de présenter notre mission, parce que ça explique un peu tout. Notre mission, c’est de démocratiser le mode de vie écoresponsable et la fabrication de cosmétiques et produits ménagers maison, dans une démarche minimaliste et de réduction des déchets. On veut montrer au plus grand nombre de personnes possible à quel point faire les choses soi-même, c’est l’fun, simple, accessible et efficace!» 

«Regrouper nos astuces et nos recettes dans un livre, c’était pour nous une manière de faire découvrir ce mode de vie à un plus grand nombre de personnes.» 

«De plus, comparativement à un blogue, l’information contenue dans le livre est présentée de façon structurée, dans un ordre logique. Notre objectif est de rendre les gens autonomes, et pour ça, ça prenait plus qu’un simple livre de recettes. Il fallait en faire un véritable ouvrage de référence présentant les ingrédients, les outils, les erreurs de novices, en plus des recettes. On pense qu’on peut dire “mission accomplie”, ahaha.» 

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Et alors, qu’est-ce que cette version 2021 apportera de nouveau à celles et ceux qui la liront? On aimerait bien avoir un petit avant-goût des changements ou ajouts qui ont été effectués!

«Nous avons beaucoup grandi en tant qu’entrepreneures depuis la sortie de la première édition: nos connaissances et notre image de marque ont donc elles aussi évolué, et nous ressentions le désir de traduire cette croissance en proposant un livre qui corresponde à 100% à ce que nous sommes devenues.»

«Ceci se traduit donc par :

  • une toute nouvelle apparence et une couverture rigide (pour plus de durabilité),
  • un mode d’écriture épicène suivant notre prise de position sur l’écriture inclusive,
  • un contenu encore plus riche et étoffé et de nouvelles recettes,
  • les ingrédients en volume et en poids, ce qui nous était constamment demandé,
  • … et une nouvelle section où on se pomponne en mode minimaliste! La cerise sur le gâteau!»

«Ceci étant dit, si une personne a en main la première édition, il faut savoir que les informations et recettes de la première mouture d’À fleur de pots sont encore tout à fait complètes et valides. Mais comme tout ouvrage de référence ou guide, nous trouvions important de le mettre à jour afin qu’il puisse continuer à vivre sa vie, en version un brin améliorée, tout en étant aligné avec les personnes que nous sommes en 2021.»  

Décidément, vous êtes pleines de surprises, car en plus d’une nouvelle édition d’À fleur de pots, vous faites paraître cet automne Remue-ménage: Produits ménagers maison, où vous partagez vos recettes de produits d’entretien écologiques pour la maison. Comment avez-vous acquis le savoir nécessaire à leur confection, et en quoi pensez-vous qu’il est d’important d’éduquer vos lecteurs à la cause écologique via la fabrication de ces produits?

«Le processus d’écriture de ce livre a représenté tout un défi. On y a travaillé pendant presque 2 ans et une grande partie du processus a été consacrée à la recherche et aux tests. Les produits ménagers maison, c’est un monde en soi.» 

«En effet, c’est assez différent des cosmétiques simples et nous avons donc dû approfondir nos notions de chimie. Nous avons aussi travaillé conjointement avec un chimiste pour la révision scientifique du livre. Un effort considérable a été mis dans la valeur scientifique des informations qui s’y trouvent, et leur vulgarisation. Et on est ravies du résultat!» 

«Fabriquer ses produits ménagers permet, entre autres, de nous assurer que les ingrédients utilisés pour nettoyer notre logis sont sécuritaires, tant pour notre santé que pour celle de l’environnement.» 

«Notre foyer, c’est l’endroit où on passe la majorité de notre temps. On le veut propre, et surtout, sain. Malheureusement, les produits qu’on utilise pour garder notre espace propre peuvent en réalité… le polluer.» 

«Ce mode de vie alternatif est une manière de reprendre le contrôle et de s’émanciper de l’emprise du monde publicitaire, voire de challenger un peu la division traditionnelle des tâches de la maisonnée.» 

«Alors… fabriquer ses produits ménagers, c’est un p’tit peu rebelle!»

Pour lire nos précédents articles «L’entrevue éclair avec» et faire le plein de découvertes, consultez le labibleurbaine.com/nos-series/lentrevue-eclair-avec.

*Cet article a été produit en collaboration avec les Éditions de l’Homme.

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