«Dans la peau de...» Michel Bussi, auteur de romans à suspense | Bible urbaine

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«Dans la peau de…» Michel Bussi, auteur de romans à suspense

«Dans la peau de…» Michel Bussi, auteur de romans à suspense

Une plongée au coeur d'un drame familial avec Rien ne t'efface

Publié le 19 mars 2021 par Éric Dumais

Crédit photo : Philippe Quaisse

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur d’être dans sa peau, l’espace d’un instant. Aujourd’hui, nous avons jasé avec le romancier d'origine française Michel Bussi, qui a dévoilé le 5 mars dernier Rien ne t’efface, son plus récent roman. Préparez-vous à suivre une mère qui est prête à tout pour retrouver l'enfant qu'on lui a enlevé.

Michel, en parallèle de ta carrière prolifique d’écrivain, tu es professeur de géographie à l’université de Rouen. Ta spécialité, la géographie électorale! Raconte-nous ce qui t’a motivé, en 2006, à l’âge de 40 ans, à te lancer dans l’écriture de romans à fiction avec Code Lupin, comme premier ouvrage?

«J’avais envie d’écrire bien avant d’être professeur de géographie. J’ai toujours écrit, toujours inventé des histoires. Mais écrire un roman, un vrai roman, prend énormément de temps, donc je m’étais toujours promis d’en écrire un, un jour. De me laisser cette chance. Et ensuite, le reste, c’est un incroyable conte de fées…»

C’est définitivement ton polar Nymphéas noirs, publié en 2011, qui t’a permis de conquérir le cœur de tes fans aux quatre coins du globe, en plus de leur procurer une bonne vague de frissons avec ton talent pour l’art du suspense! Affirmerais-tu que c’est à ce moment-là qu’est née «la signature» de Michel Bussi?

«C’est peut-être un hasard… Je n’avais pas forcément prévu au départ de me spécialiser dans le “twist”, mais simplement dans le roman à suspense. D’ailleurs, mes premiers romans n’ont pas tant de twists…»

«Mais après Nymphéas noirs, j’ai eu envie de reproduire, certes pas dans tous mes romans, mais certains, ce type d’exercice de style, notamment dans On la trouvait plutôt jolie et Au soleil redouté.».

Critique-Rien-ne-tefface-couverture-Michel-Bussi

Le 5 mars, Presses de la Cité ont dévoilé ton plus récent roman, Rien ne t’efface, «une intrigue magistrale, un twist virtuose». Dans ce livre, dont l’histoire se déroule en 2010, on suit Maddi, une médecin généraliste, dont la vie sera chamboulée après que son fils de 10 ans, Esteban, ait été kidnappé durant quelques minutes d’inattention sur une plage… Raconte-nous d’où t’est venue l’impulsion d’une telle histoire choc.

«Je suis parti de l’idée d’un enfant qui ne vieillit pas. La disparition d’un enfant n’est pas une idée très originale. Par contre, retrouver cet enfant 10 ans après et constater qu’il n’a pas vieilli, ça c’est plus original! Surtout s’il y a une explication rationnelle à la fin.»

«C’est aussi une jolie image, je trouve, pour des parents, que celle de revoir son enfant, à 10 ans, alors qu’il est déjà adulte. Le reste de l’histoire, dont la réincarnation, est venu ensuite naturellement.»

À travers ce livre à suspense, tu explores bien évidemment la thématique de la maternité, notamment à travers le portrait psychologique de ton protagoniste, qui vivra réellement une montagne russe d’émotions, surtout lorsqu’elle croisera Esteban, ou son jumeau identique, sur la même plage, dix ans plus tard… Parle-nous de Maddi, de la force maternelle qui l’anime, et de ses motivations.

«Dans mes romans, les héros sont souvent des héroïnes… souvent prêtes à tout par amour ou pour leurs enfants. Je voulais faire de Maddi une femme forte, rationnelle, médecin et qui, petit à petit, va perdre pied. Et surtout, je voulais que le lecteur soit de plus en plus troublé par l’attitude de Maddi, et au final, doute de tout, et d’elle…»

Et si on t’offrait l’opportunité de profiter d’un bon repas copieux avec un.e auteur.e que tu as toujours admiré.e, en vie ou décédé.e, sur qui ton choix se porterait-il, et de quoi aimerais-tu jaser, en particulier? On connaît ton amour pour Maurice Leblanc ou Agatha Christie… Tu peux même en inviter plusieurs à ta table, si le cœur t’en dis!

«La grande classe, ce serait d’inviter certains des plus grands auteurs populaires, par exemple Maurice Leblanc, Jules Verne, Conan Doyle ou même Alexandre Dumas et de leur apprendre que 100, voire 200 ans plus tard, ils sont devenus des auteurs culte.»

«En effet, ces auteurs très célèbres à leur époque étaient persuadés que leurs œuvres ne passeraient pas à la postérité. Ils ont été très décriés de leur vivant, le plus souvent par des critiques littéraires et écrivains complètement oubliés depuis. Donc, on dînerait en trinquant à la littérature populaire!»

Pour découvrir nos précédentes chroniques «Dans la peau de…», visitez le labibleurbaine.com/nos-series/dans-la-peau-de.

*Cet article a été produit en collaboration avec Interforum Canada.

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