«Le plancher des vaches» d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier – Bible urbaine

CinémaCritiques de films

«Le plancher des vaches» d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier

«Le plancher des vaches» d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier

Apprendre les métiers de la terre en 2015

Publié le 12 mai 2015 par Camille Masbourian

Crédit photo : Les Films du 3 Mars

Presque tous les adolescents de 15 et 16 ans vivent les mêmes expériences: l’amitié, les premiers émois amoureux, des relations parfois houleuses avec les parents, des deuils, quelque fois. Sauf qu’alors qu’on pourrait spontanément penser que tout cela a lieu dans une école secondaire tout ce qu’il y a de plus conventionnelle, les jeunes à l’affiche du documentaire d’Anaïs Barbeau-Lavalette et d'Émile Proulx-Cloutier sont plutôt étudiants à la Maison Familiale Rurale, une petite école de l’Estrie où ils apprennent les métiers de la terre.

Parce que oui, les métiers de la terre s’apprennent encore, et peuvent s’apprendre à l’école. Pas besoin de grandir sur une ferme pour vouloir y travailler. Dans Le plancher des vaches, Pascale, Raphaël et Céleste ont des parcours différents, mais se retrouvent tous trois à la même place. Après avoir perdu son père, Céleste a quitté la ville pour venir apprendre à travailler sur une ferme laitière. Pascale, qui se retrouvera également sur une ferme laitière, apprendra à ses dépens que de préparer des vaches pour des concours de beauté n’est pas exactement sa tasse de thé. Raphaël, quant à lui, tentera de reconnecter avec son père, un bûcheron, dont la relation avec son fils ne semble pas faire partie de ses priorités.

le-plancher-des-vaches-emile-proulx-cloutier-anais-barbeau-lavalette-critique-bible-urbaine2

On le sait, le travail d’agriculteur est difficile. Le travail et le rythme de vie est exigeant et les revenus sont souvent loin d’être grandioses. Le taux de suicide est d’ailleurs très élevé chez les agriculteurs. Mais il n’est jamais question de cela dans Le plancher des vaches. Le but n’était pas de faire un portrait complet de la vie sur une terre, mais plutôt de suivre le quotidien d’adolescents tout ce qu’il y a de plus normaux, mais qui ont choisi de suivre une voie peu conventionnelle.

À la Maison Familiale Rurale, les étudiants sont en pension chaque mois pendant deux semaines, durant lesquelles ils ont des cours académiques, puis sont envoyés en stage pour deux autres semaines chez un agriculteur de la région. C’est ainsi que Pascale se retrouve jumelée avec Isabelle, propriétaire d’une ferme laitière, obsédée par les concours de vaches. L’histoire de Pascale est d’ailleurs la plus intéressante parce qu’en plus d’être la plus expressive des trois, elle est celle qui semble vivre la plus grande remise en question, lorsqu’elle réalise que le travail sur cette ferme n’est pas tellement son idéal.

le-plancher-des-vaches-emile-proulx-cloutier-anais-barbeau-lavalette-critique-bible-urbaine3

L'avis


de la rédaction

Nos recommandations :

Critiques de films Critique-Le-nez-Kim-Nguyen-FunFilm-Distribution-review-Bible-urbaine

Le documentaire «Le nez» de Kim Nguyen

Général Films-2015-Bible-urbaine-Crimson-Peak-Inside-Out-Heart-of-the-Sea

10 films à surveiller en 2015

Vos commentaires

Revenir au début