Warpaint, avec l'artiste Guy Blakeslee, au Théâtre Corona Virgin Mobile – Bible urbaine

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Warpaint, avec l’artiste Guy Blakeslee, au Théâtre Corona Virgin Mobile

Warpaint, avec l’artiste Guy Blakeslee, au Théâtre Corona Virgin Mobile

Moins candides qu'espéré

Publié le 8 octobre 2014 par Marie-Hélène Chagnon St-Jean

Crédit photo : Michel Couvrette

Cafouillages techniques dès la première chanson, lesquels ont heureusement été écourtés par les filles à coup de grands signes adressés aux techniciens, ont certes rendu nerveux le quatuor dès son entrée sur scène. Foule perplexe et musiciennes perplexes, plus personne ne savait où mettre les pieds, encore moins sur quel pied danser. Arriva enfin une chanson de leur plus récent album homonyme pour que la salle s’active. Lancé en janvier dernier, ce plus récent album de la formation dicte assurément un nouveau son qui leur colle à la peau.

Ce départ lent fut pardonné au fil des enchaînements. Une remontée rassurante pour les spectateurs, qui a atteint son apogée avec «Love Is To Die». Cette chanson, qui les a propulsées sur la scène indie, rallie apparemment le public à chaque coup, la chanteuse Theresa Wayman commentant: «Ceci arrive toujours lorsqu’on la joue». Les voix se sont dès lors synchronisées et l’on a pu percevoir cette complicité qu’elles partagent toutes ensemble.

Nonobstant le manque de connexion avec le public sur scène, elles ont chacune une manière particulièrement maladroite de bouger qui les rend somme toute charmantes. Stella, à la batterie, est par contre tout simplement éblouissante. Elle s’est démarquée lors de sa performance, soutenant le groupe, et le rythme.

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Le spectacle a malgré tout laissé une certaine froideur planer. L’excuse du rodage n’étant plus valable à ce stade de la tournée (elles en sont quand même presque à la moitié de leurs dates de tournée!) On est donc sorti déçu du son projeté, comme si les filles de Warpaint n’étaient pas allées au bout de leur exécution. Est-ce une faible adaptation des chansons pour les concerts, ou plutôt une soirée morose pour Warpaint et Guy Blakeslee? Dire que les problèmes techniques n’ont pas amoindri la soirée ne serait pas juste.

Il s’agit malgré tout d’un spectacle qui a su plaire aux amateurs, sans pour autant séduire les curieux.

Guy Blakeslee

Contribuant aussi à la première partie de Juan Wauters (la tournée commençant le 15 octobre), Guy Blakeslee a présenté hier son premier album qu’il décrit lui-même comme intime et fort de sa vulnérabilité. C’est effectivement avec humilité qu’il est monté sur scène, s’engageant dans sa performance à travers le brouhaha de la foule, qui devait le confondre avec un technicien des lieux et quelques soubresauts de l’ordinateur. Son goût pour la tragédie se révélait dans chaque note, la théâtralité dans ses gestes étant plus ou moins convaincante. Son moment fort s’est présenté au milieu de sa performance, pour une chanson tout indiquée pour son style, une prière chantée ne figurant pas sur son nouvel opus. Clochettes au poignet, il a semblé se dévoiler enfin, et semblait plus sincère.

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