Steve Earle & the Dukes au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal – Bible urbaine

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Steve Earle & the Dukes au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal

Steve Earle & the Dukes au Théâtre Corona Virgin Mobile de Montréal

L'affirmation blues de l'imperturbable rebelle du country

Publié le 29 septembre 2015 par Benjamin Le Bonniec

Crédit photo : www.facebook.com/SteveEarleMusic

Samedi soir, le Théâtre Corona de la rue Notre-Dame avait pris des allures du sud des États-Unis avec la venue de Steve Earle et sa musique country rock. L'artiste, sous ses apparences de vieux bandits du Far West, a offert une prestation riche et dense, jouant autant ses classiques que les titres de son dernier album Terraplane , sorti cette année sous le label New West. Visiblement guéri de ses passades dans le tourbillon de la drogue, l’artiste, du haut de ses soixante ans, apparait toujours très en forme restant fidèle à sa quête d’indépendance stylistique.

Dès l’entrée en scène de Steve Earle, on put entendre les premières notes à l’harmonica de la chanson d’ouverture de son nouvel album Baby Baby Baby, délaissant ainsi un premier flow de blues. Cette envolée bluesy vint chercher instantanément le public, et le musicien, accompagné de ses fidèles compères de The Dukes, enchaînèrent avec plusieurs titres du dernier opus comme «You’re the Best Lover That I Ever Had», «Ain’t Nobody’s Daddy Now», «Baby’s Just as Mean as Me». Grâce à ces nouvelles chansons, on remarque à quel point Steve Earle, la sagesse aidant, s’est de plus en plus tourné vers la musique blues, sans toutefois oublier les sonorités country rock que nous lui connaissons.

Après cet enchaînement de plusieurs morceaux de Terraplane, Steve Earle & The Dukes entamèrent un retour en arrière en reprenant de nombreux titres qui firent le succès du bad boy de Nashville comme son tube de 1986 «Guitare Town»,  «Copperhead Road» ou encore «Goodbye» de l’album Train A Comin. Plus la soirée avançait, et plus on se sentait comme dans un vieux bar du Tennessee, au coeur de cette Amérique rural où la musique country prend tout son sens. Et c’est à ce moment que Steve Earle réussit encore plus à lever son assistance, constituée pour beaucoup de vieux amis goûtant une nouvelle fois aux excès de leur jeunesse d’après-guerre, avec un folklorique «Galway Girl». Cette sonorité irlandaise a duré l’espace de deux chansons avec la magnifique «Little Emperor», Steve Earle s’amusant sur sa petite mandoline.

La soirée était déjà bien entamée, et après un léger flottement, notre cow-boy ténébreux redonna de l’enthousiasme a tout le monde avec de nouveaux morceaux de Terraplane comme «Go Go Boots Are Back», «Tennessee Kid» ou le très efficace «King of the Blues». L’homme affichait donc clairement sa transition vers un son plus blues et terminait en apothéose avec une reprise magistrale de «Hey Joe», chanson populaire américaine devenue un classique du rock grâce à Jimi Hendrix. L’assemblée était alors en transe quand Steve Earle and The Dukes quittèrent la scène et suite aux tonnerres d’applaudissements revinrent aussi rapidement pour interpréter notamment une version rallongée de l’un de ses classiques «Down the Road», issu de son premier album Guitar Town (1986). 

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