Lisa LeBlanc au Métropolis de Montréal: une tempête acadienne souffle sur les FrancoFolies – Bible urbaine

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Lisa LeBlanc au Métropolis de Montréal: une tempête acadienne souffle sur les FrancoFolies

Lisa LeBlanc au Métropolis de Montréal: une tempête acadienne souffle sur les FrancoFolies

Publié le 21 juin 2013 par Sophie Boileau

Après huit jours de FrancoFolies, force est de constater que le plus gros problème du festival est qu’il y a trop souvent de bons shows en même temps. Il se crée aussi parfois de si beaux moments qu’il est difficile de quitter un concert pour un autre… C’est donc avec quelques minutes qu’on s’est rendu au Métropolis de Montréal pour le spectacle de Lisa LeBlanc. Mama Rosin, qui assurait la première partie, semble avoir rempli sa mission, car le public chantait et dansait de si bon cœur avec la chanteuse acadienne.

C’est «Lignes d’Hydro» qui a été interprétée à l’instant où nous avons pris place sur le parterre du Métropolis. Des images étaient projetées sur le mur nu de la scène et les lettres «L-I-S-A» étaient illuminées côté cour. Le folk-rock trash de Lisa LeBlanc a rassemblé une foule bigarrée. Il n’y a pas que les Cowboys qui sont tombés sous le charme de la néo-brunswickoise.

Lisa LeBlanc a profité des FrancoFolies pour inviter des musiciens qu’elle apprécie beaucoup. Ce fût d’abord à Mike Trask, d’Halifax, de la rejoindre pour une chanson en anglais. Les gagnantes des Francouvertes, les Hay Babies, ont ensuite pris place pour  interpréter «Néguac and Back». Un chœur de femmes, réunissant entre autres les Hay Babies et Adèle Trottier-Rivard, ont accompagné Lisa dans une poignante interprétation de la chanson «Avoir su». Mama Rosin est monté sur scène aux côtés de LeBlanc pour la chanson «Y fait chaud». On se serait cru en famille avec tous ces invités qui allaient et venaient sur les planches du Métropolis.

Lisa Leblanc Francos Bible Urbaine MétropolisJuste avant le rappel, c’est accompagnée de la foule et de tous ses invités que Lisa LeBlanc a entonné la chanson qui l’a fait connaître: «Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde». Les surprises n’ont pas pris fin là. Une fois de retour sur scène, l’Acadienne a livré trois autres chansons avec toute l’intensité qu’on lui connaît. Le public enthousiaste a eu droit à «J’t’écris une chanson d’amour», suivie d’un moment touchant avec celui qui a poussé Lisa LeBlanc vers la musique il y a six ans de cela. Normand Arsenault, concierge de son école de Rosaireville et musicien, l’a accompagnée à la guitare lors de son premier spectacle. C’est à ce moment-là que la fougueuse chanteuse a eu la piqûre et a eu le goût de recommencer. Arsenault lui a donc proposé d’apprendre la guitare, ce qu’elle a fait. Pour son premier Métropolis, Lisa LeBlanc a donc décidé de souligner l’évènement avec cette personne très importante dans son parcours. Ils nous ont donc offert une version acoustique de «Kraft Dinner». L’émotion était à son comble. De quoi rester dans les mémoires des gens présents.

L’énergie de l’auteur-compositrice-interprète a envahi la salle. Le public aurait pu passer la nuit à fêter avec elle. La tempête acadienne a soufflé fort sur le Métropolis jeudi soir, c’est le moins qu’on puisse dire. La chanteuse était très émue de l’accueil des spectateurs, mentionnant à plusieurs reprises son étonnement de les voir aussi enflammés.

Lisa LeBlanc transportera son vent chaud un peu partout au Québec cet été. Elle sera de la Fête nationale sur les Plaines d’Abraham le 23 juin prochain et le 8 juillet au Festival d’été de Québec. Pour connaître toutes les dates de sa tournée, consultez son site web.

Lisa LeBlanc Francos Métropolis Bible UrbaineAppréciation: ****

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Écrit par: Sophie Boileau

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