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Crédit photo : Courtoisie de Vampire Weekend
*Cet article a été commandité par evenko.
Presque six ans ont passé depuis la sortie de leur dernier album, Modern Vampires of the City… il n’était pas trop tôt! Cette nouvelle oeuvre, dont la sortie est vaguement prévue avec l’arrivée du printemps, comportera dix-huit chansons, un chiffre qui met l’eau à la bouche quand on sait de quoi les membres du groupe sont capables.
Car c’est un peu leur curiosité musicale et leur ouverture d’esprit qui ont fait leur renommée – leur melting pot inusité d’influences africaines, punk et hip-hop leur donne un son carrément unique, et on ne sait jamais dans quelle direction leurs chansons partiront. Il y a toujours un petit élément de surprise – ici un riff de clavecin, ailleurs un chœur résolument mélodique – même dans la plus convenue de leurs compositions.
Bien sûr, un élément constant les cimente et nous permet d’immédiatement identifier la formation responsable de notre joie musicale: la voix d’Ezra Koenig.
Malaise amusé
Si les paroles de leur premier effort regorgeaient de références universitaires et culturelles, ils les utilisaient avec une distance ironique ou un sourire en coin, comme dans «Walcott» ou encore «(One) Blake’s Got a New Face». L’insouciance des jeunes d’étudiants d’alors a aujourd’hui fait place à des thèmes représentatifs de leur âge et de leur vie de célébrités new-yorkaises mineures, même si leur musique demeure très estivale et ludique.
Si l’on en croit la direction que prenait déjà leur album de 2013, ils poursuivent leur exploration amusée du malaise de la classe moyenne supérieure, avec un peu plus de sérieux qu’avant. Ils ont d’ailleurs été aperçus la semaine dernière dans un delicatessen gourmet reconnu de la Grosse Pomme, Zabar’s (Broadway et 80th Street). Le réalisateur du clip n’est nul autre que Jonah Hill, et Steve Lacey (de la formation The Internet) a aussi été aperçu sur les lieux, laissant deviner qu’il fait une apparition sur l’album à venir.
Parfois critiqués pour leur look très preppy, les membres du groupe ont de tout temps été très amusés que les critiques et commentateurs divers ne s’aperçoivent pas de la satire. Il y a une démarche très recherchée chez Vampire Weekend, à savoir un commentaire critique sur la société américaine qui vaut la peine d’être approfondi en écoutant attentivement leurs paroles si entraînantes.
Et comme les groupes qui donnent dans le festif avec un angle intellectuel réussissent rarement à rester cohérents, nous prenons le parti de considérer cette nouvelle offrande et la tournée subséquente, qu’ils ont nommées «Father of the Bride Tour», comme un sacré beau cadeau.