Katerine aux FrancoFolies de Montréal 2017: textes décalés et ambiance déjantée! | Bible urbaine

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Katerine aux FrancoFolies de Montréal 2017: textes décalés et ambiance déjantée!

Katerine aux FrancoFolies de Montréal 2017: textes décalés et ambiance déjantée!

Une foule conquise par l'humour absurde du chanteur français

Publié le 13 juin 2017 par Léa Villalba

Crédit photo : Mathieu Pothier

Katerine était de retour au Québec à l'occasion des FrancoFolies de Montréal pour présenter son dixième album Le film dans lequel il mêle anecdotes privées, informations politiques et poésie. L'auteur-compositeur-interprète français partageait la scène, ce soir-là, avec Dana Ciocarlie, une pianiste-concertiste de renom. Un duo unique pour une soirée éclatée!

Fusion de deux univers et public comblé

Formée aux sources de l’école roumaine de piano et à l’École Normale de Musique de Paris, Dana Ciocarlie possède un vaste répertoire, allant de Jean-Sébastien Bach aux compositeurs actuels. L’artiste aime s’entourer et collabore avec de nombreux artistes. Pour elle, ses choix de répertoire s’accompagnent toujours d’aventures humaines et de nouveautés.

La pianiste-concertiste, dans son duo auprès du farfelu Katerine, incarne une réelle folie aux gants blancs. Les douces notes de piano se mêlent alors aux textes absurdes et impertinents du chanteur et, tous deux, malgré leurs origines artistiques opposées, semblent se compléter à merveille.

On voit déambuler, durant 1h45 de spectacle, deux personnages aux personnalités extravagantes. Un lutin ou un roi étrange, et une femme du Second Empire qui s’allient par la musique et la mise en scène.  Ils arrivent tout deux sur la scène, portant fièrement leur tenue de soirée et saluent le public avec un: «Bonjour, je suis la reine d’Angleterre et je vous chie à la raie».

Par la suite, c’est le titre phare de Katerine, «Louxor, j’adore», qu’ils entament et qui est repris par le public entier. Une bonne entrée en matière pour comprendre l’univers de Katerine et la complicité entre les deux artistes. Fans de la première heure ou curieux mélomanes, le public du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts a réagi à toutes les blagues de l’artiste, des plus loufoques aux plus vulgaires, et a même fait une ovation à ce duo original à la fin de leur performance scénique. 

Prose enfantine et mise en scène fantasque

Mélodies, gestuelles, chant et mise en scène se rassemblent pour offrir, sous la bannière de l’humour, un désordre artistique très bien ficelé. Des sonorités énervées comme dans «Marine Le Pen» côtoient des sons plus enfantins et légers comme les titres «Des bisous» ou «Doudou».

Les thèmes soulevés par le chanteur sont divers: il traite des humeurs humaines, des enfants de moins de trois ans, de l’éjaculation, de la politique, de la liberté, de son père, de son prénom, ou encore de la difficulté à vivre au quotidien avec autant d’organes. Les paroles vulgaires, sans prétention et au naturel sortent spontanément, comme un enfant et viennent éveiller l’imagination du public.

On assiste alors à un mélange artistique original où entrent aussi en jeu les effets de lumière, diversifiés et élaborés, et les transitions musicales plus théâtrales. Entre chaque chanson, le duo offre au public une mise en scène, un dialogue parfois absurde, ou joue avec des éléments de décor, voire des objets.

Par exemple, à plusieurs reprises, un ingénieur du son, vêtu d’une grande capuche noire, offre un instrument à Katerine afin qu’il l’essaie et, comme un enfant, il s’amuse à souffler, à taper dessus et à le juger, sans arguments: «C’est laiiiiid», dit-il. On a aussi pu assister à des changements de costumes où le lutin Katerine devient un homme, assumant toutes ces formes et remplissant un somptueux morphsuit bleu flashy sans tête en spandex ou un homme à couronne qui apprécie la fourrure. 

Katerine offre alors un spectacle décalé où son personnage enfantin livre des réalités crues, parfois des détails de vie, mais aussi des situations plus vulgaires, des attitudes sexuelles et dérangeantes, en toute complicité avec la pianiste, pour la joie simple et assumée du public.

L'événement en photos

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Par Mathieu Pothier

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