Badflower avec le groupe invité BRKN LOVE au Bar Le Ritz PDB – Bible urbaine

SortiesConcerts

Badflower avec le groupe invité BRKN LOVE au Bar Le Ritz PDB

Badflower avec le groupe invité BRKN LOVE au Bar Le Ritz PDB

Une dose semblable d’émotions surdosées

Publié le 12 juin 2023 par Éric Dumais

Crédit photo : https://www.facebook.com/wearebadflower @ Tous droits réservés

C’est un concert dynamité au rock emo mordant et au post-grunge qu’a offert le quatuor américain Badflower à ses fans au Bar Le Ritz PDB vendredi soir, dans le cadre de la tournée nord-américaine Asking For a Friend. Il allait de soi que la formation torontoise BRKN LOVE en première partie – une totale découverte, ceci dit – était toute désignée pour faire monter la température dans la salle, puisqu’on retrouve, à travers leurs textes et la puissance de leurs mélodies, une dose semblable d’émotions surdosées.

Sous les acclamations d’un public enthousiaste de rockers et de punk-rockers d’une trentaine, voire d’une quarantaine d’années, le quatuor a fait son entrée en scène au rythme d’une musique classique aussi grandiose que la pièce maîtresse de Star Wars de John William.

Josh Katz, bien visible avec son bonnet rose et sa salopette bleu jeans où l’on pouvait apercevoir une patch «OK, I’m Sick» sur le devant – les vrais fans comprendront l’allusion! –, s’est placé au centre avec sa guitare, alors que ses comparses Joey Morrow, Alex Espiritu et Anthony Sonetti prenaient place à ses côtés. C’est la pièce «Don’t Hate Me» qui a fracassé la glace, morceau de résistance sur This Is How the World Ends, plus récent album de la formation ayant donné lieu à cette tournée qui s’est aussi arrêtée à Toronto la veille, et Ottawa samedi soir.

Critique-Badflower-concert-Bar-Ritz-PDB-Montreal

Photo: Éric Dumais

 

Tant qu’à avoir le nez dans le rayon des nouveautés, les Californiens, tout en énergie, et en cheveux pour certains, ont enchaîné avec la même intensité avec «Johnny Wants to Fight» et «Fukboi», deux autres titres survitaminés. Puis, «White Noise» est allé titiller les nostalgiques de l’album Temper (2018), alors que ceux qui ont connu le band avec OK, I’m Sick n’ont pas été en reste – vous comprenez la signification de la patch maintenant? – avec «Heroin», dont le début ressemble étrangement à la version de «Sweet Dreams (Are Made Of This)» de Manson!, «The Jester», «Ghost» et «24».

Katz et ses acolytes, en plus d’être d’excellents musiciens, dégagent ensemble une synergie qui fait plaisir à voir sur scène. Et ils ne sont pas là pour blablater; ils sont là pour jouer, et aucun fan ne va s’en offusquer.

Le chanteur-guitariste, abandonné temporairement par ses pairs, a chanté avec l’émotivité qu’on lui connaît «Move Me», l’une des meilleures pièces du groupe, qui fait d’ailleurs «single à part» dans son coin. Le trio, avant la détonation vers une finale explosive, a vite repris sa place afin d’achever ce petit chef d’œuvre avec toute l’intensité qu’on lui connaît.

Vers les trois-quarts du spectacle, personne n’a vu venir la tornade «Stalker»! Vers la mi-temps, Josh Katz est descendu au parterre pour se frayer un chemin parmi les spectateurs: l’un deux lui a tenu son micro dans les airs pour qu’il puisse hurler le refrain tout en grattant frénétiquement sa guitare. Ensuite, c’est Sonetti qui a attrapé la balle au passage pour livrer un solo de drum à n’en plus finir. Pour clore ce moment en beauté, Katz est finalement monté sur le bar du Ritz PDB pour terminer la chanson sous un tonnerre d’acclamations. Quels rockeurs, ces Badflower!

 

En dernier lieu, c’est la magnifique mais tristounette «Family» qui a clôturé leur prestation. «On va vous jouer une dernière chanson», a lancé Josh Katz avec un sourire en coin. «En vrai, on a plus de chansons sur la setlist, mais ça dépend de vous. Si vous faites assez de bruit, on va peut-être revenir à Montréal, ou peut-être pas».

À voir le sourire de fierté de Katz et ses comparses après quelques «Badflower! Badflower! Badflower!» scandés avec intensité par le public, ses attentes – s’il en avait réellement! – ont été comblées. Et les fans, eux, ont eu droit en retour à «Girlfriend» et «30», tout juste avant de prendre la direction de la maison dans le même état d’esprit que leurs idoles.

BRKN LOVE: pour les fans pur-sang de Royal Blood

En première partie de spectacle, c’est le charismatique chanteur-guitariste Justin Benlolo, membre fondateur de BRKN LOVE, qui est venu livrer, avec ses trois acolytes new-yorkais, les titres les plus fracassants de sa jeune discographie.

Ce Torontois d’origine, qui a lâché l’école à 16 ans avec, en tête, l’envie folle de vivre de sa musique, est la preuve vivante qu’il est tout à fait possible d’aller au bout de ses rêves. C’est vrai: sur scène, ses yeux s’illuminent comme ceux d’un petit garçon!

«Cheers for rock ‘n’ roll», voilà les mots que Justin a lancés au micro avant de gratter le tempo de «Little Black Box», pièce inaugurale de son album Black Box, paru en 2022. L’excellente «Dead Weight» a suivi et l’a visiblement mis de bonne humeur: «I want you to scream that shit!» Lors de «Bleeding», il a demandé à ses fans: «are you feeling sexy tonight?», avant de lancer la fameuse «Voulez-vous coucher avec moi ce soir?» que tout anglo s’amuse à essayer au micro sans même connaître sa signification!

Pour finir, les pièces «Like a Drug» et «Shot Down» ont servi d’au revoir à un groupe solide que j’espère revoir de sitôt à Montréal! À la fin de leur set, mes tympans bourdonnaient, signe que le courant a passé et que le band a envoyé du lourd.

L'avis


de la rédaction

Grille des chansons

1. Don't Hate Me

2. Johnny Wants to Fight

3. Fukboi

4. White Noise

5. Heroin

6. The Jester

7. Ghost

8. 24

9. Move Me

10. Soap

11. x ANA x

12. Promise Me

13. Stalker

14. Machine Gun

15. Family

Rappel

16. Girlfriend

17. 30

Nos recommandations :

Vos commentaires

Revenir au début