«Vie de velours» de Panache – Bible urbaine

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«Vie de velours» de Panache

«Vie de velours» de Panache

Un rock festif aux accents rétro

Publié le 10 septembre 2013 par Sophie Boileau

Crédit photo : Grosse Boîte

Le duo Panache, formé de Benoit Fréchette et Carl-Éric Hudon, est de retour avec l'album Vie de velours. On savait qu'Hudon travaillait sur son projet solo, mais on ne se doutait pas que Panache avait l'intention pondre une nouvelle galette avant la sortie du disque de ce dernier. C'est donc avec surprise et joie que nous accueillons le nouvel effort du tandem. Un deuxième opus qui marque bien l'évolution du groupe et où l'on sent encore plus d'assurance dans la pop-punk proposée.

Un peu moins pop que leur premier essai homonyme, on reconnaît toutefois le son développé par les deux auteurs-compositeurs-interprètes. Un rock festif aux accents rétro, parsemé de «nanana» et de «wouhou» sans toutefois en abuser. Cette intonation sixties se fond dans les guitares pesantes alors que celles-ci viennent contrebalancer les textes traités avec un peu plus de légèreté sans toutefois perdre de son insolence.

L’album s’ouvre avec la pièce «Léa dans les magazines», qui aborde le thème de la rupture, le tout grâce à une mélodie plutôt enjouée. Hudon chante: «Léa, fallait pas jouer là / Maintenant rends-moi mon cœur / Léa, un jour tu vieilliras / Reconnaîtras-tu tes erreurs, Léa?» Loin des sujets plus intellectuels tirés de films de la nouvelle vague française comme l’était l’album homonyme, les textes se font plus accessibles sans toutefois tomber dans la facilité.

La chanson «Ton chien de Pavlov» porte la signature de Carl-Éric Hudon. On remarque immédiatement la couleur de sa plume et ses références culturelles. Les refrains sont certes accrocheurs, surtout lorsque Fréchette entonne «Dis-le moi, dis-le moi, dis-le moi / Si j’ai tort / J’ai souhaité si fort / Avoir raison» dans le morceau «Dis-moi Simone», ou encore «Tous ces combats / Du temps perdu» dans «Toi + Moi». L’adaptation de la chanson de Nirvana «Son Of a Gun» est réussie. Devenu «Fils d’un fusil», leur version rend un bel hommage à la chanson d’origine par ses musiciens ayant grandi sous l’influence du grunge de Kurt Cobain.

La distorsion des guitares prend par contre beaucoup de place. On aurait aimé entendre les voix un peu plus à l’avant-plan. Somme toute, ce velours offert par Panache ne tire aucune maille (il fallait bien une analogie d’ordre textile!) L’ambiance garage exprime le plaisir que les deux acolytes ont à jouer ensemble.

Le lancement de l’album Vie de velours de Panache a lieu ce jeudi au Divan Orange dès 17h.

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