«Pagan Day» de PyPy – Bible urbaine

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«Pagan Day» de PyPy

«Pagan Day» de PyPy

Court, intense et décoiffant

Publié le 11 février 2014 par Isabelle Lareau

Crédit photo : Gladiator/Slovenly Recordings

PyPy (orthographié avec le symbole mathématique sur la pochette de l’album) est un groupe composé de trois membres du célèbre quatuor Duchess Says (Annie-Claude Deschênes, Philippe Clément et Simon Besre) et de Roy 'Choyce' Vucino (Red Mass, CPC Gangbangs). Pagan Day, leur premier effort studio disponible le 11 février, est certes très court, un peu moins de 32 minutes, mais il contient sept pièces explosives, guitare et distorsion à l’appui.

Le groupe décrit sa musique comme étant une fusion entre les genres psychédélique, punk, pop, expérimental, garage et disco. Cette description correspond tout à fait au son de PyPy. Par contre, on pourrait ajouter, pour être plus précis, que l’accent est mis sur l’aspect punk, tant au niveau de la rapidité du rythme que de l’énergie. Cependant, la structure des chansons est davantage pop rock, ce qui confère un côté dansant à la musique de la formation montréalaise. De plus, la chanteuse s’exécute avec férocité, ce qui ajoute à l’esprit quelque peu anarchiste de PyPy.

Par ailleurs, l’amateur de basse lourde sera comblé; celle-ci est particulièrement efficace, offre même une saveur funk à l’enregistrement et elle est omniprésente. Le jeu de guitare brut et les divers effets de résonance employés se marient parfaitement à l’ambiance trash de la galette. Autre caractéristique intéressante; il y a une alternance entre les voix féminines et masculines sur les différents extraits, elles sont même superposées sur certaines chansons.

L’album débute avec la pièce éponyme; guitare grinçante, réverbération et cadence saccadée… Bref, une excellente entrée en matière. Ensuite, il y a «New York», un morceau qui est construit selon la formule passive agressive et où la voix d’Annie-Claude oscille entre le chant et les cris. Le refrain instrumental ultra énergique, voire déchainé, est vraiment engageant.

Le duo «Molly» est incontestablement la chanson la plus pop, voire commerciale, de cet opus, et est peut-être la moins captivante, malgré le fait que la guitare nous rappelle les années 60 et que les paroles soient du genre adolescent. Le quatrième extrait, «Daffodils», est plutôt tranquille, il se distingue ainsi de l’entité et crée une coupure lors de l’écoute. À l’exception de ces deux titres, la fluidité et la vitalité du LP sont constantes.

«Too Much Cocaine» est l’une des très bonnes pièces, elle est particulièrement entraînante, l’on semble suivre le chanteur dans les méandres d’une soirée où s’entremêlent substance illicite et plancher de danse hypnotisant.

La musique de PyPy est percutante et intense, l’auditeur qui affectionne le style rock garage risque fortement de s’intéresser à «Pagan Day» et attendra avec intérêt davantage de matériel de la part de la formation. Par ailleurs, les amoureux du vinyle peuvent se procurer une copie via le site web de Gladiator/Slovenly Recordings.

Le lancement de Pagan Day de PyPy aura lieu au TRH-Bar le samedi 15 février, à 21h, en compagnie des groupes CROSSS et de MAICA MIA, les billets sont en vente à Phonopolis, à L’Oblique et Aux 33 Tours au coût de 10 $.

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