Entrevue avec la chanteuse Fanny Bloom – Bible urbaine

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Entrevue avec la chanteuse Fanny Bloom

Entrevue avec la chanteuse Fanny Bloom

Quand pop et paix se réunissent pour faire Pan

Publié le 22 septembre 2014 par Valérie Lachaîne

Crédit photo : Christine Grosjean

C’est une Fanny très sereine qui nous attendait sur une terrasse cette semaine. Bière à la main, cigarette dans l’autre, son sourire était sincère et son rouge à lèvres fuchsia la rendait encore plus pétillante. «J’ai fait cet album très en paix, je me suis vraiment écoutée. C’est vraiment mon album bébé, je le chéris beaucoup. Je suis contente et fière de toutes les pistes; je trouve que l’univers est cohérent.»

Quand on compare Pan à Apprentie guerrière, on note de façon assez marquée un changement en ce qui concerne le ton ambiant. «Mon premier album, c’était plus une extériorisation. J’avais besoin de sortir des affaires. Cette fois-ci, je voulais vraiment créer un univers musical.»

Album calculé méticuleusement, Fanny avoue avoir travaillé fort afin de mettre de l’ordre dans Pan: «Je me suis ramassée avec toutes ces tounes dans un désordre. Et au lieu de faire un album en montagne russe, je me suis dit: on va faire ça clair et défini. Un côté comme ça, l’autre côté comme ça. Dépendant du mood dans lequel t’es, tu peux commencer à la chanson six si tu veux (rires)».

Tel est le cas sur Pan, c’est-à-dire que l’on sent vraiment une coupure entre la première partie de l’album et la deuxième, «le A side et le B side», comme la chanteuse le dit si bien. D’un côté, la pop tropicale et des textes dansants («Blanc», «Danse», «Piscine»), de l’autre, une pop tout aussi dansante, mais des textes un peu plus introspectifs («Drama Queens», «Sammy Sammy», «Il faudra»). «Sammy, c’est ma toune. Sérieusement, cette chanson-là, c’est probablement la toune qui, selon moi, définit le mieux l’univers de l’album; on dirait que tout y est rassemblé.»

Impossible de passer à côté de «Drama Queens», chanson écrite avant la connaissance du texte de Vickie Gendreau, mais nommée à la suite de la lecture théâtrale qui s’en est faite l’an dernier. «J’écoutais la lecture et je me disais: on dirait que c’est la toune que je viens d’écrire. J’étais vraiment obsédée, j’écoutais et, en même temps, je me repassais ma toune dans la tête. Je suis retournée chez nous ce soir-là et j’avais comme envie de lui donner. J’avais tellement une impression d’avoir reçu quelque chose de gigantesque cette journée-là, c’était tellement prenant!»

Et Pan, dans tout ça? C’est la flûte, un bruit de fusil dans une bande dessinée, une référence à Peter Pan? «C’est tout ça mélangé. La flûte est venue par après, par exemple, je ne me suis pas dit “je vais mettre de la flûte et je vais l’appeler Pan”. J’avais juste envie de quelque chose de doux, de ludique, d’un peu merveilleux, d’un peu fantastique et de magique, et je trouvais que ce mot-là évoquait cet univers. À force de penser, je me suis dit: “ce serait drôle mettre de la flûte”. Et finalement, j’ai pas juste trouvé ça drôle, je l’ai fait (rires)».

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Beaucoup d’instruments sont présents sur ce nouvel opus, et c’est le retour, entre autres, des trompettes. Et qui dit trompettes, dit nul autre que le groupe Misteur Valaire! «C’était vraiment comme une réunion de famille, et les gars ont embarqué dans le truc au bout! J’ai aussi demandé à Olivier Langevin de venir jouer de la guit sur des tounes («Évidemment», «Mélodie»), à Pierre Fortin de venir faire des percussions et à Benoît Bouchard d’en arranger quelques-unes. Je voulais une touche du Lac!»

Outre les musiciens d’ici, deux découvertes ont teinté le travail de Fanny lors de la conception de cet album: Solange (sœur de Beyoncé) et Wild Belle. «J’avais beaucoup envie d’être dans une instrumentation plus happy, plus frivole un peu. Je suis retournée aux sonorités de quand j’étais jeune.» La chanteuse, née dans les années 80, avoue avoir été pêcher jusque dans son enfance: «Toute mon enfance a été bercée par Brel, surtout, Renaud beaucoup, et Brassens, évidemment. Mais il y a aussi toutes les sonorités très américaines et très pop que je voulais amener. J’ai shaké tout ça ensemble (rires)!»

À écouter Fanny Bloom aujourd’hui, on voit les confettis sortir de ses yeux, heureuse et surtout fière du résultat. «Cet album, ça a été beaucoup de rêves réalisés. J’avais envie de faire ça, je me disais pourquoi pas? J’ai vraiment travaillé avec tout le monde que j’aime dans la vie et avec qui j’avais envie de travailler.» Il ne reste plus qu’à danser!

L’album Pan sera disponible sous l’étiquette Grosse Boîte dès le mardi 23 septembre.

AGENDA DE CONCERTS:

  • Belmont sur le Boulevard, 24 septembre 2014, 17h
  • Montréal, Métropolis, 1er octobre 2014, 19h30
  • Québec, Impérial, 4 octobre 2014, 19h30
  • Gatineau, L’Odyssée, 5 octobre 2014, 19h30
  • Chicoutimi, Le Sous-Bois, 10 $, 17 octobre 2014, 22h
  • St-Casimir, La Taverne, 15 $, 22 novembre 2014, 20h
  • Sherbrooke, Boquébière, 12 $, 6 décembre 2014, 21h30

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