«Dans la peau de...» l'auteur-compositeur-interprète Samito – Bible urbaine

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«Dans la peau de…» l’auteur-compositeur-interprète Samito

«Dans la peau de…» l’auteur-compositeur-interprète Samito

Faire place à la nouvelle musique

Publié le 27 mai 2016 par Elise Lagacé

Crédit photo : Jean-François Hétu

Chaque semaine, tous les vendredis, Bible urbaine pose 5 questions à un artiste ou à un artisan de la culture afin d’en connaître un peu plus sur la personne interviewée et de permettre au lecteur de se glisser dans sa peau, l’espace d’un instant. Cette semaine, nous avons interviewé l'auteur-compositeur-interprète Samito, qui nous parle de sa vision de la musique actuelle et qui lançait, tout juste cette semaine, son premier album homonyme au Bar Le Ritz PDB.

1. Si tu avais à nous en dresser un portrait global, comment trouves-tu l’évolution du Québec musical d’aujourd’hui?

«L’évolution du Québec musical d’aujourd’hui est fascinante et je crois quelle est en plein essor. Il y a une très réelle volonté de faire une place pour la nouvelle musique, peu importe d’où elle vient, pourvu qu’elle touche les gens. C’est très inspirant, car ça semble pousser l’industrie à jeter un regard profond au-delà de la musique mainstream

2. Tu es polyglotte et tu as cette chance d’écrire et de pouvoir chanter dans différentes langues. Y-a-t-il certains sujets ou certains types de créations musicales qui te sont plus faciles dans une langue qu’une autre?

«Tout à fait! Pour une raison quelconque, tout ce qui évoque une nostalgie personnelle (famille, immigration, “saudade”) vient plus facilement en chitswa. Le joyeux, le ludique ou le léger viennent souvent en portugais. L’anglais… l’obscure. Le français? C’est à voir, il se dévoile doucement.»

3. Tu fais partie d’une petite communauté de musiciens et compositeurs très solidaires dans leur création. Comment cette camaraderie se reflète-t-elle dans ta musique?

«Impliquer des gens qui pensent différemment de moi est un ingrédient essentiel à ma musique. En tant que créateur, ça me pousse à aller dans des endroits où je ne suis jamais allée auparavant. Ça me force aussi à apprendre à vivre et d’interagir avec des gens.»

4. On retrouve un certain engagement dans ta musique. Est-ce que c’est une composante essentielle de ta démarche artistique?

«Non, mais parfois je parle des choses que j’observe dans la société. Il est difficile de dissocier l’art de l’engagement culturel, social et politique. Même lorsque nous sommes passifs, elle a sa propre façon d’aborder les questions pertinentes qui nous entourent.»

5. Depuis quelques années, ta popularité grimpe tranquillement mais sûrement. Qu’elle est la plus grosse différence pour toi entre cet état de «notoriété» et l’anonymat qui précède la reconnaissance?

«La grande différence, c’est que, maintenant, j’ai des personnes qui croient à ce que je fais et qui sont en mesure de m’aider à réaliser ma vision artistique. Cest ce qui a été le plus difficile à trouver. Et parce que chaque jour nous travaillons maintenant sur le projet, les résultats sont tangibles. Cela change tout et me pousse à travailler plus fort.»

Pour consulter nos chroniques «Dans la peau de…», suivez le labibleurbaine.com/Dans+la+peau+de…

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