«L'entrevue éclair avec...» Myriam Comtois, passionnée des RP | Bible urbaine

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«L’entrevue éclair avec…» Myriam Comtois, passionnée des RP

«L’entrevue éclair avec…» Myriam Comtois, passionnée des RP

Une jongleuse intuitive et créative au service des arts

Publié le 1 mai 2019 par Mathilde Recly

Crédit photo : François Couture

Myriam Comtois, passionnée des relations de presse, oeuvre dans le milieu culturel depuis une quinzaine d'années déjà. Comme elle joue, à sa façon, un rôle actif dans la couverture éditoriale que Bible urbaine offre à ses lecteurs jour après jour, nous avions envie de l'interviewer pour en savoir plus sur son parcours professionnel et aussi pour connaître ses trucs et astuces pour bien représenter un artiste ou un évènement lors de ses différents mandats.

Myriam, tu œuvres dans le domaine culturel depuis une quinzaine d’années déjà. Quel a été le déclic pour que tu te décides, un jour, d’en faire ta mission de vie, en quelque sorte? Raconte-nous les grandes lignes de ton parcours professionnel.

«J’ai toujours su que je voulais travailler dans le milieu culturel, mais je me suis cherchée très longtemps. J’étais dans la vingtaine et je travaillais en librairie quand j’ai rencontré une attachée de presse. Elle était près de la retraite et elle a accepté de me rencontrer pour me parler de son métier.»

«J’ai eu la piqûre, j’’ai senti que j’avais trouvé ma place. Elle m’a guidée et j’ai rapidement compris les clés du métier. Après, ça été très vite et j’ai su me trouver une belle place à titre de relationniste dans plusieurs maisons d’édition.»

Il y a de cela sept ans qu’on a établi un premier contact professionnel, car tu t’occupes, notamment, des relations de presse de nombreux éditeurs et compagnies spécialisées en art de la scène avec qui nous sommes en contact au quotidien. Quelles sont les qualités requises pour être une bonne RP en culture et quelles sont les principales attentes de tes clients?

«Ça prend beaucoup d’écoute et d’instinct. Une des raisons qui m’ont poussée à persévérer dans ce domaine, c’est l’amour de l’art et des artistes. Quand j’ai compris que je pouvais les aider, les écouter, les amener plus loin, j’ai vraiment eu l’impression de faire partie de la création. Et c’est ce qui m’a allumée.»

«Je fais confiance aux artistes avec qui je travaille, j’aime leur parcours et j’ai envie de les aider à atteindre leurs objectifs. Il est nécessaire aussi de bien comprendre les médias. Le but d’une relationniste dans le milieu culturel est de créer des rencontres entre une œuvre, un artiste et un journaliste.»

«Quand tu réussis à créer cette rencontre magique, c’est galvanisant. J’ai l’impression d’avoir vraiment bien fait mon travail.»

En 2015, tu as décidé de te lancer à ton compte en fondant Myriam Communications. Pourquoi avoir choisi d’ouvrir ta propre agence et quels ont été, pour toi, les avantages à devenir ton propre patron?

«C’est un concours de circonstances qui m’a fait prendre cette décision. Une fusion a eu lieu dans l’entreprise pour laquelle je travaillais et j’ai senti qu’il était temps pour moi de travailler de façon indépendante. Je n’avais pas vraiment de client, j’ai sauté dans le vide.»

«Le mot s’est passé dans le milieu et j’ai rapidement décroché de nombreux contrats. C’était un bon timing, j’ai été chanceuse. Mais j’ai dû apprendre un nouveau métier, celui d’entrepreneure.»

«C’est parfois difficile, mais je suis en constante évolution. Ça me pousse à me dépasser et à mieux définir mes forces et mes faiblesses.»

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Crédit photo: Julie Artacho

Comme tout entrepreneur, on imagine bien que tu as toi aussi tes propres défis à relever, et ce, au quotidien. Quels sont les principaux challenges d’une RP qui travaille en culture en 2019, un secteur qui, on le sait, n’a pas toujours les moyens de ses ambitions?

«Parfois, je trouve ça vraiment difficile. Quand j’accepte de travailler sur un mandat, c’est que j’y crois. Le contexte médiatique actuel rend notre métier un peu plus compliqué. L’espace pour la culture est restreint, les salles de rédaction se font sans cesse couper leurs effectifs, ça devient donc très ardu de faire parler de littérature, de théâtre, d’art visuel ou de danse

«Cette difficulté m’amène cependant à devenir créative, à essayer de trouver la bonne personne qui saura bien parler de l’objet culturel que je lui propose. Heureusement, je sens un grand désir de la part des journalistes de nous faire découvrir de nouvelles voix. Ils sont des alliés dans le soutien de la culture au Québec.»

Comme tout le monde, tu as sûrement soif d’un désir ardent de partir un projet complètement fou mais passionnant. Hélas, pour l’heure, tu ne l’as pas encore réalisé, et ce, pour x raisons… Qu’aimerais-tu faire ou accomplir dans cette vie-ci pour atteindre le nirvana?

«C’est une très grande question à laquelle je n’ai pas de réponse. Je n’ai jamais eu de plan, je me suis toujours laissée porter par mon instinct et ça m’a toujours menée un peu plus loin. Je me souhaite d’avoir le courage de suivre mes coups de cœur, de travailler avec des artistes dont j’aime l’œuvre et la pensée.»

«J’aimerais qu’on dise de moi que j’ai fait mon métier avec bienveillance, que j’ai su partager mon amour de la culture, des arts et de la langue. J’ai encore plein de projets, oui, mais le plus grand est sans doute celui de rester intègre et passionnée.»

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